Les manifestations xénophobes à Durban la semaine dernière ont contraint des réfugiés à camper devant le bureau du ministère de l'Intérieur, alors que des groupes ont fixé un ultimatum au 30 juin pour que les étrangers sans papiers quittent l'Afrique du Sud.
Au cours de la semaine dernière, des foules associées à des mouvements de protestation ont pris pour cible des ressortissants étrangers à Durban, avec des incidents incluant des agressions, des intrusions sur des lieux de travail et une mobilisation sur les réseaux sociaux. Des réfugiés, dont beaucoup sont en possession de titres de séjour légaux, ont cherché refuge au commissariat central de Durban et au Diakonia Centre avant de s'installer sur le trottoir devant le centre de réception des réfugiés du ministère de l'Intérieur, situé sur Che Guevara Road. Les autorités ont procédé à la vérification de 457 ressortissants étrangers au centre, ne trouvant que deux personnes sans documents en règle.
Le maire d'eThekwini, Cyril Xaba, a organisé le transport pour les vérifications après avoir rencontré les manifestants. Des personnalités politiques, notamment des membres du parti MK et d'ActionSA, se sont joints aux manifestations ou les ont soutenues à Durban et à Johannesburg. L'ancien président Thabo Mbeki a mis en garde contre le fait de rejeter la responsabilité du chômage et de la criminalité sur les ressortissants étrangers, déclarant que des mesures similaires ailleurs en Afrique n'avaient pas réussi à résoudre les problèmes économiques.
Les ministres du pôle Justice, Prévention de la criminalité et Sécurité tiendront une réunion urgente lundi aux Union Buildings à Tshwane. Cette réunion vise à finaliser un plan d'action national contre la xénophobie et à discuter des règles d'engagement avec les groupes impliqués dans les manifestations.