Les investisseurs sud-africains subissent un impôt comportemental dû aux réactions émotionnelles du marché

Un rapport récent révèle que de nombreux investisseurs sud-africains ont subi des pertes financières dues à des réactions émotionnelles aux fluctuations du marché, qualifiées d’« impôt comportemental ». Le rapport Sci-Fi 2025 de Momentum Investments met en lumière comment de telles décisions ont conduit à des opportunités manquées dans un marché en reprise. Les experts conseillent une simple pause avant d’apporter des changements pour protéger les rendements à long terme.

Le rapport Sci-Fi 2025 de Momentum Investments examine le comportement des investisseurs en Afrique du Sud au cours de l’année écoulée, identifiant un « impôt comportemental » qui érode les rendements par le biais de réponses émotionnelles à la volatilité des marchés. Plutôt que des frais ou de mauvais produits, cet impôt provient de décisions humaines prises à des moments inopportuns, comme le changement de fonds pendant les baisses de marché.  Paul Nixon, responsable de la finance comportementale chez Momentum Investments, a analysé la période de septembre 2023 à septembre 2024, la comparant à avril 2025. Il a constaté que les changements d’investissements ont bondi de 130 % au milieu des turbulences du marché, plus d’un milliard de rands affluant vers le fonds Momentum Money Market alors que les investisseurs cherchaient la sécurité.  Ceux qui ont changé ont manqué plus de 10 % de croissance annuelle. Pendant ce temps, l’indice All-Share (Alsi) de la Bourse de Johannesburg (JSE) a rebondi fortement, gagnant plus de 30 % d’ici la fin 2025. Les clients restés dans des actifs plus risqués ont bénéficié de gains importants, tandis que les investisseurs anxieux tentant de chronométrer le marché se sont les plus mal débrouillés.  Nixon recommande une stratégie pratique : instaurer une pause de 48 heures avant tout changement majeur d’investissement, comme un changement ou un retrait de fonds. Cela laisse du temps à la réflexion, garantissant que les décisions s’alignent sur les objectifs à long terme plutôt que sur des émotions passagères.  Le rapport souligne que l’investissement constant et « ennuyeux » surpasse les ajustements fréquents. Une anecdote de lecteur illustre cela : Keir a partagé comment son père, qui bidouillait constamment avec des actions, a fini avec la moitié des rendements d’un collègue qui investissait de manière régulière avec moins de capital initial.  Tandis que les marchés continuent de fluctuer, le conseil est clair : privilégiez la patience à l’impulsion pour sauvegarder la croissance financière.

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