La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, affronte une élection législative partielle dans la 1re circonscription du Loiret les 18 et 25 janvier, après le refus de son suppléant de la remplacer au gouvernement. Âgée de 52 ans et médecin rhumatologue, elle doit convaincre les électeurs de la légitimité de sa nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet. Si elle n'est pas réélue, elle présentera sa démission.
Stéphanie Rist, élue députée Renaissance depuis 2017 dans la 1re circonscription du Loiret, se retrouve contrainte à une campagne électorale inattendue. Nommée ministre de la Santé le 12 octobre 2025, elle a dû céder son siège à l'Assemblée nationale en vertu de la règle du non-cumul des mandats. Son suppléant initial, Stéphane Chouin, a refusé de siéger, préférant conserver son mandat d'édile à l'approche des élections municipales.
Anticipant une possible entrée au gouvernement, Rist avait déjà changé de suppléant en 2024, optant pour Marie-Philippe Lubet, une élue locale membre d'Horizons. Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une élection partielle mi-octobre 2025, dans un délai légal de trois mois. Le premier tour aura lieu le 18 janvier, suivi du second le 25 janvier.
Au milieu d'une grève des médecins libéraux qui dure depuis plus de dix jours, la ministre de 52 ans mène cette campagne pour la troisième fois. Elle doit non seulement défendre son bilan, mais aussi justifier le rôle de sa suppléante auprès des électeurs. Une défaite signifierait sa démission du gouvernement, dans un contexte politique déjà tendu pour la majorité macroniste.