La Haute Cour du Telangana doit examiner aujourd'hui la demande de mise en liberté sous caution préventive du dirigeant du Congrès Pawan Khera, dans un contexte de controverse persistante liée à ses accusations contre la famille du ministre en chef de l'Assam, Himanta Biswa Sarma. Cette procédure fait suite au dépôt d'un FIR par la police de l'Assam pour diffamation et faux, après que Khera a réitéré ses propos mercredi en formulant de nouvelles allégations.
Dans le dernier rebondissement de cette controverse, la Haute Cour du Telangana entendra jeudi la demande de mise en liberté sous caution préventive du dirigeant du Congrès, Pawan Khera. Cette requête intervient après que la branche criminelle de la police de l'Assam a enregistré un FIR à son encontre dimanche dernier, sur la base d'une plainte déposée par l'épouse de Sarma, Riniki Bhuyan Sharma, concernant les affirmations de Khera selon lesquelles elle détiendrait plusieurs passeports et des actifs étrangers non déclarés.
Une équipe de la police de l'Assam s'était rendue au domicile de Khera à Delhi mardi pour tenter de l'arrêter. Mercredi, Khera a publié une déclaration vidéo refusant de se laisser « intimider », accusant Sarma et possiblement le ministre de l'Intérieur d'abuser de leurs pouvoirs policiers. Il a allégué qu'une entreprise au nom de Riniki Bhuyan Sharma, enregistrée dans le Wyoming, aux États-Unis, utilise une fausse adresse à Londres liée à « Bhuyan Properties Ltd », ainsi que des adresses à Dubaï et à Dhaka. Khera a réitéré ses accusations concernant des passeports égyptien et antiguayen-barbudien ainsi qu'un visa doré des Émirats arabes unis, appelant à une enquête centrale sur d'éventuelles sociétés écrans frauduleuses.
Sarma a répliqué en affirmant que les dirigeants du Congrès poussent Khera vers la prison, qualifiant les documents de « fabriqués » et déjà démentis par le passé. Il a prédit une réaction hostile de la population de l'Assam à l'encontre du Congrès.