La Cour suprême a ordonné lundi au Bureau central d'enquête (CBI) d'ouvrir une enquête préliminaire sur les allégations selon lesquelles la famille du ministre en chef de l'Arunachal Pradesh, Pema Khandu, aurait reçu des contrats publics d'une valeur de 1 270 crores de roupies entre janvier 2015 et décembre 2025. Cette ordonnance répond aux accusations de corruption et de népotisme dans le processus d'attribution.
Une chambre de la Cour suprême a émis cette directive le 6 avril 2026. Les juges Vikram Nath et Sandeep Mehta ont clos une requête déposée par les ONG Voluntary Arunachal Sena et Save Mon Region Federation, ordonnant au CBI de soumettre un rapport d'étape dans un délai de 16 semaines. Les requérants ont dénoncé une corruption généralisée, du népotisme et le contournement des processus d'appel d'offres transparents lors de l'attribution des contrats entre janvier 2015 et le 31 décembre 2025. La Cour a précisé que l'enquête préliminaire vise à vérifier ces allégations sans se prononcer sur le fond ni porter préjudice à quiconque. L'enquête examinera tout particulièrement les contrats accordés à Pema Khandu, son frère Tsering Tashi, sa belle-mère Rinchin Drema, ainsi qu'aux individus ou entreprises associés. Elle portera sur les processus de passation de marchés, les raisons du non-recours aux appels d'offres publics, la conformité réglementaire, la conservation des documents, les flux de fonds et d'autres aspects afin de détecter toute illégalité. La Cour a autorisé le CBI à enquêter sur des transactions antérieures à la période 2015-2025 si nécessaire pour tracer la propriété ou les liens. Le gouvernement de l'Arunachal Pradesh doit coopérer pleinement, en fournissant tous les documents pertinents dans un délai de quatre semaines et en nommant des agents de liaison. Le secrétaire en chef de l'État a reçu l'ordre de désigner un agent de liaison dans un délai d'une semaine, les différents départements devant suivre le mouvement pour assurer la coordination avec le CBI.