Le président Donald Trump est revenu d'un voyage à Pékin mi-mai pour des entretiens avec le dirigeant chinois Xi Jinping, présentant la visite comme un succès et soulignant ce qu'il a décrit comme de nouveaux engagements commerciaux impliquant des avions Boeing et d'importants achats de produits agricoles américains, notamment du soja. Les discussions se sont déroulées dans un contexte marqué par la guerre avec l'Iran et un examen renouvelé de la politique américaine envers Taïwan, alors que Trump hésitait à valider un important programme d'armement pour l'île.
Trump a qualifié le voyage d'« incroyable visite » et a déclaré que la Chine avait accepté d'acheter des avions fabriqués aux États-Unis par Boeing et d'acquérir « des milliards de dollars » de produits agricoles américains, dont du soja.
« Les agriculteurs vont être très heureux. Ils vont acheter pour des milliards de dollars de soja. »
Le voyage avait été retardé en raison de la guerre avec l'Iran, selon le compte rendu de la visite par NPR. Le retour de Trump à Washington est également survenu alors qu'il était confronté à une pression politique intérieure liée à l'inflation et au prix de l'essence, des questions abordées dans le même reportage de NPR.
Au-delà du commerce, le sommet a attiré l'attention en raison de ses implications pour Taïwan. NPR a rapporté que Trump ne s'est pas engagé durant le voyage à poursuivre un programme d'armement américain de plusieurs milliards de dollars pour Taïwan, déclarant qu'il prendrait une décision « prochainement », une position qui a suscité des inquiétudes parmi les partisans d'un soutien américain ferme à l'île.
Concernant l'Iran, NPR a indiqué que la Chine n'a pas publiquement offert l'aide que l'administration avait sollicitée pour faire pression sur Téhéran, bien que Trump ait affirmé avoir discuté de l'Iran avec Xi et ait prétendu que Xi avait proposé en privé son aide, sans toutefois fournir de détails.
Par ailleurs, la Maison-Blanche a publié plus tard une fiche d'information décrivant les réunions de Pékin comme ayant abouti à des « accords historiques », incluant l'approbation d'un « achat initial » de 200 avions Boeing et des objectifs d'achats agricoles allant au-delà du soja. Des reportages indépendants ont noté que certains engagements commerciaux ont été présentés publiquement en termes vagues, avec peu de détails communiqués à l'époque sur le calendrier et la mise en œuvre.