Le président Donald Trump a rencontré le président syrien Ahmed al-Sharaa à la Maison Blanche le 10 novembre 2025, dans des discussions qui ont abordé l'entrée potentielle de la Syrie dans la coalition menée par les États-Unis contre le groupe État islamique et l'avenir des sanctions après la chute de Bachar el-Assad.
Le lundi 10 novembre 2025, le président syrien Ahmed (également orthographié Ahmad) al-Sharaa est arrivé à la Maison Blanche vers 11 h 30 pour une réunion à huis clos dans le Bureau ovale avec le président Donald Trump qui a duré environ deux heures. Il est entré par West Executive Avenue et a ensuite salué des partisans à l'extérieur avant de partir en cortège, selon l'Associated Press. (apnews.com)
La visite a marqué la première d'un chef d'État syrien à la Maison Blanche depuis l'indépendance de la Syrie en 1946, une étape soulignée par plusieurs médias. La réunion intervient après que les États-Unis ont assoupli de nombreuses sanctions imposées pendant le règne de la famille Assad suite à la chute de Bachar el-Assad fin 2024. (apnews.com)
Al-Sharaa a dirigé des forces rebelles qui ont renversé Assad en décembre 2024 et est devenu leader intérimaire en janvier 2025. Il est un ancien dirigeant d'une faction liée à al‑Qaida, et les autorités américaines avaient offert une récompense de 10 millions de dollars pour des informations menant à sa capture. (apnews.com)
Trump et al‑Sharaa se sont rencontrés pour la première fois en mai 2025 en Arabie saoudite. Après cette rencontre, Trump l'a loué comme un « jeune gars attractif… Type dur. Passé fort, passé très fort. Combattant », des commentaires rapportés par des médias internationaux à l'époque. (ndtv.com)
À la suite des discussions de lundi, Trump a qualifié al‑Sharaa de « leader très fort » venant d'un « endroit très dur », a dit qu'il l'aimait et a annoncé aux journalistes qu'une déclaration sur la Syrie était imminente. Il a également salué les liens d'al‑Sharaa avec le président turc Recep Tayyip Erdogan et a indiqué que l'administration travaillait avec Israël sur la diplomatie régionale, selon la couverture du Daily Wire des remarques de Trump au Bureau ovale. (dailywire.com)
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a présenté la réunion comme faisant partie des efforts de Trump « pour rencontrer quiconque dans le monde en quête de paix », a rapporté l'Associated Press. Les responsables américains affirment que l'inclusion de la Syrie dans la coalition mondiale contre le groupe État islamique formaliserait la coopération aux côtés des efforts anti‑EI existants des forces gouvernementales syriennes et des Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes ; l'AP a ajouté que le secrétaire d'État Marco Rubio a rencontré lundi les ministres des Affaires étrangères syrien et turc pour discuter de l'intégration des FDS dans l'armée syrienne, bien que des étapes concrètes restent floues. (apnews.com)
Avant la visite, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté pour lever les sanctions contre al‑Sharaa et d'autres responsables. La résolution rédigée par les États-Unis a été adoptée avec 14 voix pour et la Chine s'abstenant ; l'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz, a déclaré que cette décision signalait « une nouvelle ère » pour la Syrie après la chute d'Assad, selon l'AP et Reuters. (apnews.com)
La politique de sanctions reste en évolution. Le Département du Trésor a prolongé une dérogation aux sanctions de la loi César pour 180 jours supplémentaires. Au Capitole, la sénatrice Jeanne Shaheen, D‑N.H., a proposé une abrogation inconditionnelle, tandis que le sénateur Lindsey Graham, R‑S.C., soutient une abrogation conditionnelle soumise à des révisions semestrielles. Les défenseurs, y compris Mouaz Moustafa de la Task Force d'urgence syrienne, avertissent qu'une abrogation conditionnelle jetterait une « ombre suspendue » sur les investissements. Ces détails ont été rapportés par l'Associated Press. (apnews.com)
La réunion a également attiré l'attention politique intérieure. Après que la représentante Marjorie Taylor Greene a critiqué l'accent mis par l'administration sur la politique étrangère et appelé à plus d'attention sur les coûts des assurances santé, Trump a répondu qu'un président doit « veiller sur le monde » pour empêcher les guerres plus larges d'atteindre les côtes américaines, des remarques capturées dans le rapport et la vidéo du Daily Wire. Le média a également noté des appels de leaders religieux américains exhortant Trump à plaider pour un allègement de la violence et des blocus d'aide affectant les minorités religieuses dans le sud de la Syrie, y compris dans la région de Soueïda. (dailywire.com)
Bien que l'administration présente cet engagement comme une étape vers la stabilisation de la Syrie et la lutte contre l'EI, les résultats clés —tels que le calendrier et les conditions de l'entrée formelle de la Syrie dans la coalition anti‑EI, et la trajectoire des sanctions américaines— restent conditionnés à des décisions supplémentaires à l'ONU, au Département du Trésor et au Congrès. (apnews.com)