Le Tribunal supérieur électoral a ordonné aux plateformes comptant plus de 5 millions d'utilisateurs mensuels de détailler la manière dont elles se conformeront aux règles de propagande électorale cette année. L'ordonnance signée par le président Kassio Nunes Marques mardi (28) est sans précédent et exige des rapports spécifiques de la part des entreprises.
La mesure affecte Meta, Google, X, TikTok, Kwai et des entreprises d'intelligence artificielle telles qu'OpenAI et Anthropic. Les entreprises doivent soumettre avant le 16 août un plan de conformité décrivant les critères de modération, la détection des risques et les taux de faux positifs.
Après l'élection, avant le 19 décembre, un rapport consolidé sur la mise en œuvre sera requis. Seul le TSE aura accès aux données sur les tests des systèmes d'IA générative, qui vérifient la génération de contenu favorable aux candidatures ou de contenu sexuel non consensuel.
Meta et Kwai ont indiqué qu'ils diffuseraient des publicités politiques. Google a déclaré qu'il ne faisait pas la promotion de ce type de contenu depuis 2024. Certaines plateformes ont signé des protocoles d'accord volontaires avec le tribunal, mais X s'est limité à fournir une adresse électronique pour les plaintes sans intégrer le système d'alerte sur la désinformation électorale.