La Corée du Nord a tiré un missile balistique à courte portée présumé vers la mer de l'Est le 7 novembre. Les États-Unis ont condamné le lancement comme déstabilisant et réaffirmé leur preparedness à défendre leurs alliés, tandis que la Russie l'a défendu comme un droit légitime. Le bureau présidentiel sud-coréen a tenu une réunion d'urgence pour examiner les mesures de réponse.
La Corée du Nord a lancé un missile balistique à courte portée présumé vers la mer de l'Est juste après midi le 7 novembre, selon l'état-major interarmées. Le missile a volé environ 700 km. Cela marque le deuxième test de missile balistique à courte portée depuis le 22 octobre et le sixième lancement de missile balistique cette année.
Le Commandement Indo-Pacifique des États-Unis a publié un communiqué indiquant : "Nous sommes au courant du lancement de missile et consultons étroitement nos alliés et partenaires." Il a ajouté : "Bien que nous ayons évalué que cet événement ne pose pas de menace immédiate pour le personnel ou le territoire américain, ou pour nos alliés, le lancement de missile met en évidence l'impact déstabilisant des actions de la RPDC. Les États-Unis restent prêts à défendre le territoire américain et nos alliés dans la région."
Le porte-parole du Kremlin russe Dmitri Peskov, cité par RIA Novosti, a défendu le lancement en déclarant : "Nous respectons le droit légitime de nos amis en Corée du Nord à assurer leur propre sécurité et à prendre les mesures nécessaires à cet effet." Il a également dit que la Russie accueille favorablement les mesures de maintien de la paix sur la péninsule coréenne qui correspondent aux intérêts de la Corée du Nord. Le lancement a suivi l'avertissement de la Corée du Nord de prendre des mesures appropriées contre les récentes sanctions américaines visant huit individus et deux entités pour blanchiment d'argent lié à la cybercriminalité.
Le Bureau de la sécurité nationale sud-coréen a tenu une réunion d'urgence pour examiner les mesures de réponse et a instruit les agences concernées de prendre les actions nécessaires. Il a exhorté Pyongyang à cesser les actions menaçant la paix sur la péninsule coréenne et a condamné les lancements comme des violations des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Le bureau a immédiatement rapporté l'incident au président Lee Jae-myung.
Le timing rappelle les lancements de la Corée du Nord du 22 octobre avant le sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique et la visite du président américain Donald Trump en Corée du Sud.