Le Département de la Guerre des États-Unis a publié sa Stratégie de défense nationale pour 2026, visant à maintenir le statut du pays comme la force de combat la plus redoutable au monde. Le document met en avant la Chine comme principal concurrent stratégique et expose les priorités en matière de dissuasion, de protection du territoire national et de renforcement industriel. Il attribue au leadership du président Trump la reconstruction de l'armée depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
La Stratégie de défense nationale pour 2026 cadre un paysage mondial de compétition accrue, avec des acteurs étatiques majeurs comme la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord alimentant l'instabilité. La Chine est désignée comme le principal rival, avançant dans la modernisation militaire pour atteindre la domination régionale dans l'Indo-Pacifique. «Notre objectif est simple : empêcher quiconque, y compris la Chine, puisse nous dominer ou nos alliés», déclare la stratégie. La Russie pose une menace aiguë par son agression en Europe, tandis que l'Iran et la Corée du Nord développent des programmes de missiles et nucléaires. Les groupes extrémistes violents demeurent un danger mondial persistant. Le plan définit trois priorités essentielles : défendre le territoire national, dissuader les attaques nucléaires et stratégiques, et contrer l'agression tout en se préparant à un conflit potentiel. Il fait référence aux récentes frappes américaines sur le Venezuela comme incarnant le «Corollaire Trump à la Doctrine Monroe», visant à sauvegarder les intérêts américains dans l'hémisphère occidental, y compris l'accès au canal de Panama, au golfe d'Amérique et au Groenland. Guidée par quatre lignes d'effort, la stratégie priorise les missions vitales pour la sécurité et la prospérité des États-Unis. Celles-ci incluent le renforcement des défenses du territoire contre les drones, les cybermenaces et les attaques contre les infrastructures, avec un accent sur les frontières, les approches maritimes et l'initiative Golden Dome pour contrer les systèmes aériens sans pilote. La dissuasion vis-à-vis de la Chine met l'accent sur des capacités et une posture renforcées dans l'Indo-Pacifique, sans chercher la domination. «Notre objectif n'est pas de dominer la Chine ; il n'est pas non plus de l'étrangler ou de l'humilier», précise-t-elle. Les alliances mettront l'accent sur le partage des charges, les partenaires prenant en charge les menaces mineures et les États-Unis offrant un soutien ciblé, avec des appels à de plus grandes contributions de l'OTAN et de l'Indo-Pacifique. La base industrielle de défense sera revitalisée par la production nationale de semi-conducteurs, d'éléments des terres rares et de munitions, positionnant les États-Unis comme l'arsenal principal pour eux-mêmes et leurs alliés. Au cours de l'année prochaine, les efforts élargiront les actifs navals dans le Pacifique, les systèmes de missiles et la coordination avec les alliés. Les technologies rivales émergentes — hypersoniques, drones, opérations cyber et systèmes spatiaux — incitent les priorités 2026 sur les mesures anti-drones, la résilience cyber et les défenses frontalières. La modernisation nucléaire se poursuivra, avec des R&D en IA, quantique et systèmes sans pilote sur le sol américain. La stratégie vise une posture militaire plus allégée, priorisant la préparation au combat sur des rôles étendus à l'étranger. «Le président Trump lors de son premier mandat et depuis son retour au pouvoir en janvier 2025 a reconstruit l'armée américaine pour en faire la meilleure du monde — sa force de combat la plus redoutable». Elle conclut : «défendre le territoire national, dissuader l'agression à l'étranger et maintenir des avantages durables dans les technologies, industries et forces qui rendent la victoire certaine».