Le panel scientifique international indépendant de l'ONU sur l'IA a publié un rapport préliminaire soulignant les fractures entre le Sud global et le Nord global en matière de développement et de réglementation de l'IA.
Le rapport pointe du doigt les défis auxquels sont confrontés les pays les plus pauvres pour réglementer les modèles d'IA avancés développés ailleurs. Il note que l'influence dans le domaine de l'IA nécessite une électricité abondante, des entreprises fortement capitalisées et des talents rares exigeant des salaires élevés.
Le document compare la progression rapide de l'IA à celle des réseaux sociaux, qui ont influencé le débat public bien qu'ils aient bénéficié de plus de temps pour traiter les problèmes. Il énumère les préjudices déjà causés par les entreprises d'IA, notamment des fantasmes parasociaux liés à des décès, des dommages aux médias d'information, des deepfakes érodant la confiance et des liens avec les systèmes financiers mondiaux.
L'expérience de l'Inde est citée, où l'accès aux modèles Mythos et Fable d'Anthropic a été révoqué par les États-Unis. Le rapport souligne la nécessité pour les gouvernements de demander des comptes aux entreprises d'IA.