Le président Donald Trump a annoncé un tarif de 25 % sur certaines puces IA avancées de Nvidia et AMD, autorisant leur exportation vers la Chine tout en réclamant une part des revenus de ventes. Cette politique inverse une interdiction d’exportation antérieure sur les puces H200 de Nvidia mais impose la taxe pour financer les intérêts américains. Les dirigeants de l’industrie y voient un moyen de protéger l’accord contre des contestations judiciaires.
Le 15 janvier 2026, le président américain Donald Trump a signé un décret imposant un tarif de 25 % sur les puces de calcul avancées importées aux États-Unis puis réexportées à l’étranger, visant particulièrement les ventes vers la Chine. La mesure concerne les processeurs H200 de Nvidia et MI325X d’AMD, fabriqués par Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) à Taïwan. Cette politique s’appuie sur une décision de décembre de la Maison Blanche autorisant Nvidia à expédier des puces H200 vers la Chine, annulant une interdiction préalable sur les exportations de matériel IA avancé. En échange, le gouvernement américain prélèvera 25 % de la valeur des ventes. Trump a décrit l’accord lors d’une déclaration dans le Bureau ovale : « Nous allons prendre 25 pour cent sur la vente de ces puces, en gros. Donc nous les laissons faire, mais les États-Unis obtiennent 25 pour cent des puces en termes de valeur en dollars. Et je pense que c’est un très bon accord. » Les tarifs, adoptés en vertu des dispositions de sécurité nationale de la section 232, exemptent les puces importées pour un usage domestique aux États-Unis, comme la construction d’infrastructures IA ou de centres de données. Ils s’inscrivent dans la stratégie commerciale plus large de Trump, qui inclut des menaces de tarifs allant jusqu’à 100 % sur les semi-conducteurs sauf si les entreprises investissent dans la fabrication américaine. Nvidia s’est engagée à 500 milliards de dollars sur quatre ans pour la production domestique, tandis que TSMC investit 165 milliards de dollars dans des installations en Arizona, où elle a commencé à produire les puces Blackwell de Nvidia en octobre 2025. Nvidia a accueilli favorablement la mesure, déclarant qu’elle « établit un équilibre réfléchi excellent pour l’Amérique ». AMD a confirmé son respect des lois d’exportation américaines. Cependant, la réaction de la Chine reste incertaine ; des responsables ont récemment ordonné aux entreprises de logistique de ne pas traiter les demandes d’importation de H200, alors que Pékin pousse à l’autosuffisance en puces domestiques. Des entreprises technologiques comme Alibaba, ByteDance et Tencent privilégient la H200 pour ses performances. L’administration a averti de tarifs potentiellement plus larges sur les semi-conducteurs à la suite d’une enquête de sécurité nationale en cours, signalant des tensions persistantes dans les chaînes d’approvisionnement technologiques mondiales.