José Manuel Villarejo a témoigné lundi devant l'Audiencia Nacional que l'opération Kitchen visait à obtenir des informations sur d'éventuels liens entre Juan Carlos I et le trafic d'armes. Eugenio Pino, qui a témoigné plus tôt, a défendu la légalité de l'opération et a disculpé les autres prévenus.
Villarejo a déclaré qu'Ignacio Cosidó lui avait confié l'opération par l'intermédiaire d'Eugenio Pino. Il a décrit l'opération comme étant légale et visant à localiser les actifs de Luis Bárcenas à l'étranger.
Le commissaire à la retraite a souligné que Mariano Rajoy a profité de l'opération pour obtenir des informations le concernant personnellement. Il a ajouté que les autres prévenus avaient été trompés par l'ancien président.
Pino, pour sa part, a maintenu que Kitchen faisait partie des opérations de renseignement habituelles de la DAO. Il a nié tout lien avec l'affaire Gürtel et a accusé Baltasar Garzón d'une manœuvre visant à l'impliquer.