Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé un plan coordonné pour fournir une aide financière aux pays vulnérables comme le Kenya, dans un contexte marqué par les répercussions du conflit au Moyen-Orient. Le président William Ruto a mis en garde les distributeurs de pétrole contre le stockage de carburant à des fins lucratives. Cette décision intervient alors que les prix du carburant montent en flèche et que certaines stations-service kenyanes signalent des pénuries.
Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé, jeudi 26 mars, un plan coordonné visant à fournir une aide financière et un soutien politique aux pays vulnérables, dont le Kenya, frappés par le conflit en cours au Moyen-Orient. La guerre a perturbé les chaînes d'approvisionnement, faisant grimper les prix du carburant à l'échelle mondiale et provoquant des pénuries dans certaines stations-service kenyanes.
« Un certain nombre de clients du Groupe de la Banque mondiale sur les marchés émergents nous ont contactés alors que le conflit au Moyen-Orient commençait à peser sur les prix des matières premières et sur la logistique », a déclaré la Banque mondiale.
L'institution collabore avec les gouvernements, le secteur privé et ses partenaires tout en surveillant les marchés. Les prix du pétrole brut ont augmenté de près de 40 % entre février et mars, les expéditions de gaz naturel liquéfié vers l'Asie ont progressé de près de deux tiers, et les prix des engrais azotés ont bondi de près de 50 % en mars.
« Nous sommes prêts à répondre à grande échelle, en combinant une aide financière immédiate avec une expertise politique et un soutien au secteur privé pour la reprise de l'emploi et de la croissance », a ajouté l'institution. La Banque utilisera l'ensemble de ses outils pour apporter ce secours.
Cette annonce fait suite à la mise en garde du président William Ruto, le 26 mars, lors de la signature d'accords bilatéraux avec le Mozambique au State House, à Nairobi. Il a assuré qu'il y avait un approvisionnement en carburant suffisant malgré la fermeture du détroit d'Ormuz, mais a mis en garde les distributeurs de pétrole. « Le défi posé par la crise au Moyen-Orient va constituer une menace pour nos économies, tant en termes d'approvisionnement en carburant [qu']en produits de base... en raison des défis liés à la logistique et au transport à travers le détroit d'Ormuz », a déclaré M. Ruto. « Nous avons également été très clairs avec nos distributeurs de pétrole... : le gouvernement du Kenya ne tolérera aucune pénurie artificielle destinée à profiter aux spéculateurs », a-t-il averti.