La Banque mondiale a défini trois conditions réglementaires que le Kenya doit remplir d'ici le 30 juin pour obtenir un prêt d'appui budgétaire de 96,9 milliards de shillings kényans. Ces fonds serviront à couvrir les salaires et les opérations gouvernementales courantes. Ces exigences font suite à la demande d'aide du Kenya dans un contexte de perturbations de l'approvisionnement en carburant et de chocs externes liés au conflit au Moyen-Orient.
La Banque mondiale a proposé au Kenya un prêt de 96,9 milliards de shillings kényans dans le cadre de son programme d'opérations de politique de développement (DPO), qui serait versé directement au Trésor national pour les salaires et les opérations gouvernementales courantes.
Les trois conditions incluent la mise en place de réglementations pour l'identification des bénéficiaires d'allocations mensuelles destinées aux orphelins, aux personnes âgées et aux personnes handicapées ; des règles pour l'émission d'obligations liées au développement durable (SLB) ; et un soutien juridique à une politique visant à augmenter la couverture forestière nationale à 30 % d'ici 2032 en vertu de la loi sur la conservation et la gestion des forêts (Forest Conservation and Management Act).
Les responsables du Trésor indiquent que deux de ces conditions seront remplies d'ici fin mai, le Parlement devant traiter les amendements à la loi forestière d'ici le 5 mai. Une fois promulgués, une lettre d'autorisation du Fonds monétaire international déclenchera le décaissement vers le compte consolidé du gouvernement.
Cette annonce intervient alors que le Kenya prépare un budget de 4 738 milliards de shillings kényans, avec un plafond national de 2 878 milliards de shillings kényans et un déficit de 1 220 milliards de shillings kényans, soit 6,4 % du PIB, alors que les emprunts intérieurs approchent les 1 000 milliards de shillings kényans.