Après la procédure d'exclusion contre l'ancien secrétaire général Jan Wenzel Schmidt, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt fait face à de nouvelles allégations de népotisme et de favoritisme, impliquant particulièrement les réseaux familiaux du candidat de tête Ulrich Siegmund en vue des élections régionales de septembre 2026. Siegmund défend ces embauches comme fiables, mais les scandales menacent l'avance de la formation dans les sondages et les normes démocratiques.
S'appuyant sur des querelles internes comme l'expulsion récente de l'ancien secrétaire général Jan Wenzel Schmidt pour accusations mutuelles de corruption, l'AfD en Saxe-Anhalt est engluée dans des scandales concernant l'attribution de postes à des parents et alliés, particulièrement dans la faction de Magdebourg. Le candidat de tête Ulrich Siegmund, qui en 2016 dénonçait le « cumul de charges clanique » des autres partis, fait désormais l'objet d'accusations d'hypocrisie. Il a justifié l'emploi de membres de la famille comme « au moins fiables » face aux rapports indiquant que le parti traite les fonds publics comme une tirelire pour parents et comparses. Des exemples incluent Reinhild Boßdorf, fille de la députée européenne Irmhild Boßdorf et militante d'extrême droite, embauchée par un collègue de faction (selon « taz ») ; l'épouse de Jean-Pascal Hohm du Brandebourg sur la paie de la députée européenne Mary Khan ; et l'épouse du député au Bundestag Matthias Moosdorf en tant que conseillère culturelle et pianiste dans la faction AfD. Faisant écho aux anciens avertissements du leader de Thuringe Björn Höcke contre les tentations parlementaires, l'AfD est devenue ce qu'elle critiquait autrefois. Ces développements pourraient entraver un gouvernement AfD seul en Saxe-Anhalt, où les sondages la montrent forte, mais pourraient pousser les électeurs désillusionnés vers l'extrémisme, risquant la démocratie.