L’ancien ministre sud-africain de l’Environnement Dion George a lancé une action en justice pour diffamation contre News24, alléguant qu’une campagne de diffamation a causé son limogeage alors qu’il était à la COP30. Il relie son renvoi à son opposition au trafic illicite d’espèces sauvages. L’action en justice vise plusieurs juridictions, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, réclamant des dommages et intérêts substantiels.
Dion George, récemment limogé de son poste de ministre des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement, a publié vendredi un communiqué détaillant son intention de poursuivre pour diffamation. Il a qualifié les allégations contre lui de « fausses et diffamatoires », affirmant qu’elles faisaient partie d’un effort coordonné pour saper les protections environnementales et la lutte contre le crime organisé.
Cette action en justice découle d’un article de News24 publié le 17 octobre, qui comportait des accusations anonymes de inconduite sexuelle contre George. Il prévoit de déposer des plaintes en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis, citant les approches plus strictes de ces pays en matière de diffamation. Le communiqué de George met en avant Naspers, la maison mère de News24, accessible via les tribunaux internationaux. Il vise à obtenir des « dommages et intérêts très significatifs », potentiellement de plusieurs millions de dollars américains, et entend cibler toutes les personnes impliquées dans la prétendue campagne, y compris possiblement le leader de l’Alliance démocratique John Steenhuisen.
L’éditeur de News24, Adriaan Basson, a répondu que le média n’avait pas été officiellement notifié et défendra vigoureusement toute action. Basson a noté qu’ils avaient donné à George l’opportunité de commenter les histoires connexes.
Pendant son mandat, George a mis en œuvre des mesures clés contre le trafic d’espèces sauvages, telles que l’inscription du séché abalone à l’Annexe II de la CITES, le maintien d’un quota zéro pour les exportations d’os de lion vers la Chine, et la résistance à la réouverture du commerce de corne de rhinocéros et d’ivoire. Il considère le trafic comme interconnecté avec des réseaux criminels plus larges impliquant drogues, armes et trafic d’êtres humains.
Cette action en justice intensifie les tensions au sein de l’Alliance démocratique, où les partisans de George remettent en question la prise de décision de Steenhuisen. Steenhuisen fait l’objet d’un examen séparé concernant des problèmes financiers personnels, y compris un jugement par défaut pour dette de carte de crédit non payée et une carte de parti suspendue, ce qui pourrait entraîner des accusations de discrédit à l’égard du parti.