Le gouvernement catalan a mis à jour le plan d'urbanisme du futur quartier des Tres Chimeneas à Sant Adrià del Besòs, en rehaussant la rue principale de trois mètres face à l'augmentation des risques d'inondation liés au changement climatique. Il prévoit également de densifier les logements sociaux pour ajouter environ 100 unités abordables. Ces modifications répondent aux dernières études et aux enseignements tirés des récentes tempêtes.
Le plan directeur d'urbanisme pour ce secteur de 32 hectares, situé sur l'ancien site de la centrale thermique du Besòs près du fleuve et de la mer, intègre désormais des mesures anti-inondation plus strictes. Le terrain actuel se situe à environ trois mètres au-dessus du niveau de la mer, mais la rue principale sera élevée à six mètres pour constituer un « itinéraire sûr » praticable lors des inondations. « Ce sera imperceptible, car la conception du quartier et du parc intègre déjà des pentes douces », expliquent des sources proches du projet. Les autres mesures impliquent de doubler la largeur des siphons d'égout, d'améliorer le drainage vers la mer et de créer des ouvertures dans les clôtures des voies ferrées. José A. Gras, adjoint au maire de Sant Adrià chargé de l'Environnement et de l'Urbanisme, souligne l'approche « ville éponge » avec des surfaces absorbantes, des jardinières inondables et des systèmes de drainage urbain durable (SUDS). La municipalité exhorte Adif à rehausser le pont ferroviaire au-dessus du fleuve de 3,5 mètres, un projet figurant dans son plan d'investissement mais qui n'est ni budgétisé ni planifié. En ce qui concerne le logement, le plan prévoit 1 069 unités au prix du marché et 714 logements protégés, avec l'objectif d'en ajouter une centaine supplémentaire en réduisant la taille des appartements ou les espaces communs. La Plataforma 3X s'oppose à cette densification : « Augmenter la densité signifie accroître le risque », déclare-t-elle dans un communiqué, remettant en question le caractère abordable des logements et jugeant les espaces verts ou les équipements insuffisants malgré le parc de 90 000 m². Gras insiste sur le fait que l'atténuation améliore la résilience : « Il s'agit d'une stratégie holistique et intégrale pour répondre aux risques potentiels d'inondation fluviale ou maritime. »