La Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) espagnole a approuvé mardi une proposition fixant la méthodologie de rémunération des réseaux de distribution de gaz naturel pour la période 2027-2032, maintenant les niveaux de base stables avec une amélioration de 2 %. Elle rejette les demandes du secteur concernant la compensation de la coupe de 2020 et ajoute des incitations à l'injection de biométhane et à la numérisation. Le plan entre en consultation publique dès aujourd'hui.
Le conseil d'administration de la CNMC a approuvé mardi un projet de circulaire réglementant la rémunération des réseaux de distribution de gaz naturel, qui entrera en vigueur le 1er octobre 2027. Dans un communiqué de presse, la CNMC a déclaré que cette décision est alignée sur les directives du ministère de la Transition écologique de novembre 2025, garantissant « une rémunération suffisante pour couvrir les coûts d'une entreprise efficace et bien gérée » tout en favorisant la décarbonation et des tarifs compétitifs. Les entreprises concernées sont Nedgia (groupe Naturgy), Redexis, Nortegás, Madrileña Red de Gas et Gas Extremadura. La rémunération de base passe en moyenne de 1,165 million d'euros par an (2020-2026) à 1,191 million sur les six prochaines années, malgré les demandes du secteur visant à compenser la coupe de 2020 d'environ 239 millions d'euros annuels et à s'ajuster à l'inflation (IPC 21 %, IPRI 41 %) ainsi qu'à la hausse des coûts de la dette, passés de 3 % à 4 %. Des sources du secteur préviennent que le processus « pourrait ne pas être paisible ». La proposition ajoute des incitations pour l'injection de biométhane, la numérisation, la cybersécurité, la réduction des émissions de méthane et le développement du marché, tout en plafonnant les variations paramétriques à ±10 %. Elle supprime les incitations à la gazéification de nouvelles municipalités et la rémunération transitoire. Aucune mise à jour automatique des paramètres ne s'appliquera au cours de la période. Le texte fait suite à des consultations publiques entamées en décembre 2024, intégrant les contributions d'entreprises, d'associations, de promoteurs de gaz renouvelables, de distributeurs, de groupes de consommateurs et d'organisations environnementales.