Sur la base de son gain de 3,8 % lors des 14 premiers jours de janvier, le peso colombien s’est apprécié de 4,5 % supplémentaires sur les 22 premiers jours, conservant sa position de leader parmi les monnaies émergentes. De nouveaux facteurs internationaux comme les commentaires de Donald Trump sur le Groenland et un décret national sur les retraites renforcent la tendance, le peso chilien (3,8 %) et le rouble russe (3,79 %) suivant de loin.
La forte performance du peso colombien au début de 2026 se poursuit, affichant désormais une réévaluation de 4,5 % sur les 22 premiers jours de janvier, devant les autres monnaies émergentes. Les classements mis à jour placent le peso chilien à 3,8 %, le rouble russe à 3,79 %, le real brésilien à 3,39 %, le peso mexicain à 2,9 % et le rand sud-africain à 2,7 %. Cela reflète un appétit soutenu des investisseurs, des entrées de capitaux et des perspectives positives de politique monétaire, s’appuyant sur des moteurs antérieurs comme l’émission de dette externe du gouvernement et des données d’inflation favorables aux États-Unis. À l’inverse, la roupie indienne (-1,8 %) et le won sud-coréen (-1,7 %) ont le plus deprecié. Le 22 janvier, le dollar a clôturé à 3 630,89 $ (en baisse par rapport à la TRM de 3 669,15 $), avec un plus bas quotidien de 3 590,10 $, un plus haut de 3 667 $, sur 1 702 transactions totalisant 1,531 million US$. À l’échelle mondiale, Andrés Langebaek, ancien vice-président d’Anif, relie cela à l’affaiblissement du dollar au milieu de l’incertitude sur la politique américaine. Il cite le discours de Trump à Davos excluant l’usage de la force pour l’acquisition du Groenland —après des menaces tarifaires antérieures contre les nations européennes non solidaires— comme érodant la crédibilité du dollar. Un accord-cadre subséquent a encore apaisé les marchés. Sur le plan national, un décret gouvernemental propose de réduire les investissements étrangers des fonds de pension de 50 % à 30 % sur 3-5 ans. Le président de Porvenir, Miguel Largacha Martínez, a souligné le déploiement progressif pour éviter les chocs : « Il est impossible de rapatrier abruptement... cela se fait sur cinq ans. » Langebaek a noté que l’échelle (100 billions $) crée des attentes de flux futurs de dollars vers la Colombie. Ces facteurs maintiennent une perspective favorable pour le peso malgré les risques mondiaux persistants.