Inquiétudes croissantes sur la fragmentation des négociations sous la loi Yellow Envelope

Le ministère de l'Emploi et du Travail a annoncé un projet de décret d'application pour la loi Yellow Envelope, suscitant des préoccupations quant à l'élargissement des droits de négociation séparée pour les syndicats d'entreprises sous-traitantes. À partir de mars prochain, les travailleurs sous-traités pourront exiger une négociation collective directe avec les entreprises mères. Les critiques mettent en garde contre une confusion sur le lieu de travail et des charges accrues pour les entreprises.

Le ministère de l'Emploi et du Travail a annoncé lundi un projet de décret d'application pour les modifications des articles 2 et 3 de la loi sur les syndicats et l'ajustement des relations de travail dans le cadre de la loi Yellow Envelope, le soumettant à consultation publique. Cette démarche soulève des inquiétudes quant à une expansion considérable des droits de négociation séparée pour les syndicats d'entreprises sous-traitantes, pouvant entraîner une confusion sur les lieux de travail.

Selon la loi actuelle, les unités de négociation séparées n'étaient reconnues que dans des cas limités et exceptionnels. Le nouveau décret précise les critères de scission des unités de négociation en fonction du type d'emploi, des intérêts et des caractéristiques syndicales. Depuis l'autorisation de multiples syndicats en 2011, le système de canal unique de négociation a joué un rôle central dans la minimisation des conflits entre travailleurs et direction. Cependant, le décret permet désormais aux syndicats sous-traitants de revendiquer plus facilement une négociation séparée, en invoquant des motifs larges tels que des différences de tâches, l'emplacement des usines ou des variations dans les conditions de travail.

Chez Hyundai Motor, par exemple, plus de 5 000 syndicats d'entreprises partenaires pourraient théoriquement déposer des demandes de négociation séparée. Même en consolidant les groupes professionnels, des différences dans les pièces, les lignes de production ou les environnements de travail pourraient justifier des demandes de division. Si les discussions directes entre entreprises mères et syndicats sous-traitants échouent, les commissions régionales du travail trancheront sur la consolidation ou la division en se basant sur les conditions de travail, les types d'emploi et les pratiques de négociation. Néanmoins, le nombre de syndicats avec lesquels les employeurs devront négocier risque d'augmenter fortement.

Les groupes syndicaux appellent à l'abolition complète du système de canal unique de négociation, accentuant les préoccupations. Les employeurs avertissent que le système est déjà inefficace. L'affaiblissement de la négociation unifiée imposera des charges importantes aux entreprises, incluant des négociations toute l'année avec de nombreux syndicats, une augmentation du personnel, des pressions sur le temps et les coûts, ainsi que des risques de conflits intersyndicaux. Le gouvernement doit appliquer des critères stricts lors de l'approbation d'unités de négociation séparées pour éviter le désordre dans les relations de travail.

Le ministère du Travail affirme que la négociation séparée vise à garantir un pouvoir de négociation significatif aux syndicats sous-traitants. Mais l'instabilité des opérations industrielles nuit finalement au public. Le ministère porte une lourde responsabilité pour affiner minutieusement les règles avant leur mise en œuvre.

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