Le tribunal de district de Plön a clos la procédure contre un spectateur de 43 ans pour agression à la suite d’un tournoi de football à la Schiffsthalhalle. L’incident s’est produit il y a deux ans après un match entre FSG Saxonia II et SG Dobersdorf/Probsteierhagen II. Les parties ont donné des versions contradictoires des faits.
L’incident s’est produit en février il y a deux ans lors d’un match de ligue départementale à la Schiffsthalhalle de Plön. Après la victoire de SG Dobersdorf/Probsteierhagen II sur FSG Saxonia II, une confrontation a éclaté sur les tribunes entre un fan de Saxonia de 43 ans originaire du Kreis Segeberg et deux joueurs adverses âgés de 25 et 30 ans. nnLe prévenu, un fervent supporter de Saxonia, a déclaré au tribunal que les joueurs lui avaient fait un doigt d’honneur et marmonné «Hurensohn» en regagnant les tribunes. «Puis l’un d’eux m’a arraché mes lunettes de la tête», a-t-il rapporté. Cela a dégénéré en bagarre avec coups de poing, étranglements et bousculades. Son neveu de 27 ans a confirmé l’insulte et le coup aux lunettes, décrivant une atmosphère désagréable. Il a vainement tenté de dégager son oncle de la mêlée. nnLes victimes ont livré un récit différent. Le joueur de 25 ans a dit : «C’était un match tendu, comme souvent dans cette ligue.» Le prévenu les avait insultés, ce qu’il a balayé d’un sourire. Plus tard, l’homme de 43 ans l’a attrapé à la gorge et l’a plaqué contre le mur. Le joueur de 30 ans est intervenu pour l’aider et a été renversé par un coup de poing : «Là, tout est devenu noir pour moi.» La police a relevé des marques rouges sur les cous et têtes des victimes, ainsi que des égratignures sur le cou du prévenu. nnUn policier présent au tournoi à titre privé a séparé les parties par une intervention décisive. Le juge et la procureure étaient perplexes quant à la séquence exacte des faits, les déclarations étant crédibles mais contradictoires. L’incident remontant à deux ans et le prévenu n’ayant pas d’antécédents judiciaires, la procédure a été classée sans suite. Il devra verser 500 euros à l’initiative «Sport gegen Gewalt», toutes les parties y ayant consenti.