La Cour de l'environnement et des terres de Thika a statué en faveur de James Kamau Githuka, lui accordant la propriété d'une parcelle à Githunguri, Utawala, après 20 ans d'occupation ouverte. Le propriétaire enregistré Njoroge Njau a perdu la propriété en raison de son absence prolongée et de son incapacité à faire valoir ses droits. Cette décision met en lumière les conséquences juridiques pour les propriétaires terriens absents selon les lois kényanes sur la possession adverse.
Dans un jugement récent daté de 2025, la Cour de l'environnement et des terres de Thika a examiné l'affaire James Kamau Githuka c. Njoroge Njau. Githuka a demandé la reconnaissance légale de sa propriété sur une parcelle de terrain à Githunguri, Utawala, invoquant la possession adverse. La cour a accordé sa demande, dépouillant Njau du titre qu'il détenait en tant que propriétaire enregistré.
Githuka a informé la cour que son père avait acheté la terre des années plus tôt, mais que les documents de transfert n'avaient jamais été finalisés. Depuis 2005, Githuka réside sur la propriété de manière ouverte et continue, sans aucune interférence de la part de Njau. Pendant deux décennies, Njau n'a ni visité la terre, ni exigé de loyer, ni tenté d'expulsion. Il n'est pas non plus comparu au tribunal pour contester la revendication.
La loi kényane permet la possession adverse lorsqu'une personne occupe un terrain sans permission du propriétaire pendant au moins 12 ans, à condition que la possession soit pacifique, ouverte et ininterrompue. La cour a confirmé que Githuka remplissait ces conditions pendant 20 ans, décrivant le résultat non pas comme une faille mais comme une sanction pour les propriétaires qui "dorment sur leurs droits".
Les juges ont souligné que la détention d'un titre foncier – qu'il soit acquis par achat, héritage ou don – exige une protection active. Les propriétaires absents doivent faire valoir leurs prétentions pour éviter la perte. Ce jugement s'aligne sur des précédents où des occupants pacifiques de longue date obtiennent une propriété légitime après 12 ans, surtout lorsque les propriétaires originaux disparaissent ou négligent leur bien.
Cette décision sert de rappel aux propriétaires terriens de rester vigilants, même s'ils n'habitent pas leurs biens.