Une dispute a stoppé le processus de nomination d’un nouveau vice-chancelier à l’université fédérale de Wukari dans l’État de Taraba, au Nigeria, suite à une directive du président du conseil d’administration de l’université. Les parties prenantes accusent cette action d’être unilatérale, tandis que le vice-chancelier défend le processus initial comme dûment approuvé.
L’université fédérale de Wukari (FUW), dans l’État de Taraba, fait face à une crise de gouvernance concernant la sélection de son prochain vice-chancelier. Le 17 décembre 2025, le professeur Iysa Ade Bello, pro-chancelier et président du conseil d’administration, a émis une lettre suspendant le processus. Adressée au vice-chancelier en exercice, le professeur Jude S. Rabo, la directive invoquait l’autorité du ministre de l’Éducation, le docteur Maruf Olatunji Alausa. Elle prévoyait également la nomination d’un vice-chancelier par intérim à la fin du mandat de Rabo en février 2026, en attendant l’approbation ministérielle, et ordonnait un gel des paiements de contrats ainsi que la suspension des réunions du conseil.
Les Citoyens concernés de l’État de Taraba, dirigés par Ahmadu Stephen, ont contesté cette décision dans une pétition adressée au ministre. Ils ont argué que seule l’ensemble du conseil d’administration pouvait suspendre le processus, et non le président seul, et que la nomination d’un vice-chancelier par intérim relevait du Sénat de l’université, et non du ministre. Le groupe a souligné que le conseil avait approuvé un calendrier lors de sa 29e réunion le 12 février 2025. Des représentants du Sénat et de la congrégation ont été élus, et des panels d’entretien formés le 27 novembre 2025, avec des entretiens prévus du 18 au 22 janvier 2026. Ils ont remis en question ce changement soudain et allégué que le président visait à favoriser un candidat du Sud-Ouest, violant les principes de la représentativité fédérale.
En réponse, le professeur Rabo, dans une lettre du 18 décembre 2025, a qualifié ces allégations de trompeuses. Il a rappelé l’approbation du conseil et les annonces publiées en août 2025, s’étonnant de l’absence de toute requête du ministère ou de la Commission nationale des universités. Il a noté que la suspension concernait uniquement le poste de vice-chancelier tout en ignorant la nomination du bibliothécaire. Des tensions sont apparues au sein du comité de sélection à cinq membres, composé de deux représentants du Sénat, deux membres du conseil et le pro-chancelier en tant que président. Des membres du personnel anonymes ont rapporté des désaccords internes et des intérêts personnels influençant le processus.
Le groupe a appelé à l’intervention du ministre, de la Commission nationale des universités, du Comité des vice-chanceliers et du Syndicat des enseignants universitaires pour garantir la transparence. Alors que l’impasse se poursuit, les inquiétudes grandissent quant à la stabilité et à la réputation de l’université en matière d’harmonie industrielle.