Le ministère de l'Éducation a demandé des clarifications au Conseil d'État sur une décision confirmant l'élection de José Ismael Peña au poste de recteur de l'Universidad Nacional. Cette demande vise à déterminer si l'arrêt exige des mesures immédiates ou s'il est purement déclaratif. Par ailleurs, le Conseil supérieur universitaire a nommé Andrés Felipe Mora recteur intérimaire après avoir déclaré le poste vacant.
Le 25 novembre 2025, le ministère de l'Éducation a déposé une demande formelle auprès de la Chambre contentieuse administrative du Conseil d'État pour des clarifications sur la décision affectant la désignation du recteur de l'Universidad Nacional de Colombia. Par l'intermédiaire de son avocat, Edgar Fabián Garzón Buenaventura, le ministère a argué que la décision ne contient aucune directive concrète ou explicite à l'adresse du Conseil supérieur universitaire (CSU) ou du Gouvernement, entraînant des interprétations diverses et une incertitude juridique.
L'élection de José Ismael Peña comme recteur pour la période 2024-2027 a eu lieu le 21 mars 2024 par le CSU. Le Conseil d'État, dans une décision rendue le jeudi précédent, a rejeté la nullité de cette élection, jugeant le processus légal et exempt d'irrégularités. La plainte avait été déposée par Erick Adrián Velasco Burbano, Leopoldo Múnera (recteur actuel), Alberto Yepes, Rodrigo Uprimny et Cristian Dulcey.
Peña a accusé le CSU de 'désobéir ouvertement' à sa désignation, notant qu'ils ont adopté la thèse de Múnera malgré une déclaration préalable de nullité. 'Ces actions s'écartent de la légalité et de l'esprit académique', a déclaré Peña. Le CSU, lors d'une session extraordinaire, a déclaré le poste vacant après l'annulation de la désignation de Múnera en raison d'irrégularités dans la résolution, en appliquant erronément l'article 41 de la loi 1437 de 2011. À cinq voix pour, ils ont nommé Andrés Felipe Mora, vice-recteur général, recteur intérimaire et notifieront le bureau du Procureur général.
Le ministère a souligné la nécessité de clarifier si le respect de la décision se limite à reconnaître la nullité ou inclut des obligations supplémentaires, telles que la réintégration de Peña, afin d'éviter des décisions contradictoires et des violations de la légalité.