Le professeur Leopoldo Múnera a officiellement démissionné de son poste de recteur de l'Universidad Nacional de Colombie après plus d'un an en exercice. Cette démarche fait suite à l'annulation par la cinquième section du Conseil d'État de sa nomination pour le mandat 2024-2027 en raison d'irrégularités dans la procédure. Múnera a insisté sur le fait que le projet de transformation de l'université ne dépend pas d'une seule personne.
Leopoldo Múnera, qui a occupé le poste de recteur de l'Universidad Nacional de Colombie pendant plus d'un an, a annoncé sa démission officielle par un communiqué. Cette étape répond à une décision de la cinquième section du Conseil d'État, qui a annulé sa nomination pour la période institutionnelle 2024-2027. La juridiction a constaté des irrégularités dans l'émission de la résolution le nommant, notant que le processus électoral s'était achevé le 21 mars 2024, avec la désignation de José Ismael Peña Reyes comme recteur. Le Conseil supérieur de l'université a appliqué à tort l'article 41 de la loi 1437 de 2011, qui autorise les corrections pour irrégularités uniquement avant l'émission de l'acte final. Dans son communiqué, Múnera a déclaré : «Convaincu que le projet universitaire que nous avons promu ne dépend pas d'une personne et qu'il représente les aspirations à la transformation d'un secteur important de l'université, je considère que d'autres enseignants doivent prendre le relais académique et dynamiser les réformes dont l'Unal a besoin». Il a également remercié la communauté universitaire pour le soutien apporté au projet collectif de transformation : «Je réitère ma gratitude envers les membres de la communauté universitaire qui ont promu et soutenu, avec raison et esprit critique, la proposition de transformation de l'institution et de la vie académique, élaborée collectivement ; en particulier ceux qui ont participé à Bien Común et à divers espaces et tables de travail, tels que les étudiants, professeurs, travailleuses et travailleurs, diplômés et retraités, dans le but de renforcer les liens communautaires et la pertinence de l'Universidad Nacional de Colombie pour le pays». Cette démission pave la voie à une nouvelle direction pour faire avancer les réformes nécessaires de l'institution.