Le surintendant de la CVM, Daniel Valadão, a déclaré que le processus de nomination politique au sein de l'agence a considérablement réduit la productivité du conseil, aucun dossier n'ayant été jugé en 2026. Cette remarque a été faite lors d'une audience de la Cour suprême concernant les fraudes impliquant Banco Master. Le conseil ne compte actuellement que deux sièges pourvus sur cinq.
Daniel Valadão, surintendant au développement institutionnel et à la modernisation de la CVM, s'est exprimé lors d'une audience publique au STF lundi (4), convoquée par le ministre Flávio Dino. L'événement porte sur la capacité de surveillance de la commission dans le cadre des fraudes liées à Banco Master.
"La productivité du conseil a chuté de façon spectaculaire. Le conseil de la CVM fonctionne rarement à 100 % de ses capacités en raison du processus de nomination politique, des auditions et de divers intérêts non alignés sur ceux de l'institution, ce qui le ralentit considérablement", a déclaré Valadão. Il a noté que le conseil, chargé de juger les processus de sanction et d'émettre des réglementations, demeure incomplet, ce qui affecte ses performances.
Il existe une impasse concernant la présidence de la CVM. Le président Lula a indiqué qu'il pourrait reconsidérer la nomination d'Otto Lobo, critiquée par les marchés financiers pour son manque de profil technique, en particulier après la crise de Banco Master. L'audience à la CAE du Sénat, présidée par Renan Calheiros, n'a pas encore été programmée.
Le président par intérim João Accioly a souligné un "déficit majeur" au sein de l'agence en raison de ressources insuffisantes provenant des taxes fiscales, malgré la croissance du marché. Valadão a mis en évidence un décalage entre les responsabilités et le budget, avec 37,6 milliards de R$ et 192 entités par employé. La CVM propose de pourvoir 544 postes d'inspecteurs et d'investir 410 millions de R$ dans sa structure.