Deputies voting in the French parliament on an end-of-life bill next to scenes from a large protest in Paris.
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Les députés excluent une clause de conscience pour les établissements privés dans la loi sur la fin de vie

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Samedi, les députés ont achevé l’examen du texte sur la fin de vie sans prévoir de clause permettant aux établissements privés de refuser l’aide à mourir. Une manifestation a réuni quatre mille personnes dimanche à Paris.

Les députés ont refusé d’insérer une clause de conscience pour les établissements de santé privés et associatifs. Ces structures ne pourront donc pas s’opposer à la pratique de l’aide à mourir sur leur site.

Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, a dénoncé un « acharnement idéologique ». Il a indiqué que de nombreux établissements confessionnels ou éthiques demandaient le droit de ne pas pratiquer l’euthanasie ou le suicide assisté.

Dimanche, quatre mille personnes se sont rassemblées place de Fontenoy à Paris pour exprimer leur opposition. Élisabeth de Courrèges, porte-parole du collectif « appel du 28 juin », a déclaré que le projet ne répondait pas aux véritables besoins des personnes malades.

Le vote solennel en troisième lecture à l’Assemblée nationale est prévu mardi. Sœur Sophie, des Petites Sœurs des pauvres, a affirmé que les établissements concernés ne pouvaient pas « donner la mort » et se trouvaient dans une impasse.

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