À Davos, Donald Trump a signé jeudi la charte fondatrice de son «Conseil de paix», une nouvelle organisation internationale qu'il préside et qui vise à résoudre les conflits mondiaux, en commençant par Gaza. Cette initiative suscite des doutes en Europe, où l'Union européenne exprime des réserves sur sa compatibilité avec l'ONU. Parallèlement, Trump a annoncé un accord sur le Groenland, renonçant à la force et aux menaces douanières.
Le Forum économique mondial de Davos a été le théâtre jeudi d'une cérémonie solennelle où le président américain Donald Trump a lancé son «Conseil de paix». Autoproclamé «chairman» du «Board of Peace», Trump a vu une vingtaine de représentants de pays du Moyen-Orient, d'Asie centrale et d'Europe ratifier la charte, qu'il qualifie d'«un des organismes les plus importants jamais créés». L'organisation, dont l'entrée coûte un milliard de dollars pour un siège permanent, travaillera «en coordination» avec les Nations unies, selon Trump, et débutera par la reconstruction de Gaza. Il a averti que le Hamas devait déposer les armes ou «ce sera leur fin».
Cette initiative survient après une désescalade sur le Groenland. Trump a renoncé à l'usage de la force et aux nouveaux droits de douane contre huit pays européens, annonçant un accord avec le Danemark pour renégocier l'accord de défense de 1951. Une source proche des discussions entre Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, confirme que la sécurité arctique sera renforcée sans bases américaines souveraines. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a salué l'accord de l'Otan pour une présence permanente dans la région.
L'Europe reste prudente. Le président du Conseil européen António Costa a exprimé de «sérieux doutes» sur le «Conseil de paix», citant des incompatibilités avec la Charte de l'ONU. La France et l'Espagne ont décliné l'invitation, jugeant l'instance incompatible avec l'engagement onusien. Emmanuel Macron s'est félicité d'une situation «beaucoup plus acceptable» sur le Groenland mais reste «vigilant».
Par ailleurs, Trump a rencontré Volodymyr Zelensky, déclarant que la guerre en Ukraine «doit prendre fin». Zelensky a annoncé un accord sur les garanties de sécurité, soulignant que «aucune garantie ne peut fonctionner sans les États-Unis». Les négociations trilatérales Ukraine-Russie-États-Unis débuteront aux Émirats arabes unis.