Un projet de relocalisation des Nicobarrais sème la confusion

Un projet préliminaire visant à relocaliser les familles tribales nicobarraises touchées par le projet de la grande île de Nicobar a suscité la confusion parmi les populations locales en raison de l'imprécision des sites de relocalisation et des modalités de consentement. Diffusé par l'administration des îles Andaman-et-Nicobar le 13 mars, il propose un budget de 42,52 crores de roupies sur 24 mois. Le Conseil tribal a demandé une traduction en hindi et un délai supplémentaire pour l'examen du document.

L'administration des îles Andaman-et-Nicobar a élaboré un "Plan complet de protection sociale des tribus" proposant la relocalisation des communautés tribales nicobarraises depuis les zones touchées par le tsunami ou impactées par le projet "vers leurs terres ancestrales". Ce plan est lié au projet de méga-infrastructure de la grande île de Nicobar (GNI), évalué à 92 000 crores de roupies. Le plan alloue 42,52 crores de roupies sur 24 mois au logement, à l'aménagement du territoire et aux infrastructures, mentionnant Rajiv Nagar (32 foyers, 101 personnes) et New Chingenh (30 foyers, 117 personnes), avec Pulobhabi suggéré à des fins communautaires.

Les membres du Conseil tribal de la grande et de la petite Nicobar ont reçu une copie le 28 mars et ont assisté à des réunions à Campbell Bay pour l'approuver. Lors d'une réunion le 1er avril, ils ont soumis une lettre soulignant des aspects flous, notamment une carte imprécise, et ont demandé une traduction en hindi ainsi qu'un délai d'au moins un mois pour l'examen. Un dirigeant du conseil a fait remarquer que Pulobhabi n'est qu'un des nombreux villages ancestraux d'avant le tsunami situés le long de la côte ouest.

Le 30 mars, le gouvernement central a déclaré à un banc de la Haute Cour de Calcutta qu'il lui fallait 15 jours pour démontrer le consentement des populations tribales, dans le contexte de pétitions contestant les autorisations du projet pour violation du consentement et des droits forestiers des communautés nicobarraises et Shompen.

Les communautés ont retiré leur consentement en 2022 après l'autorisation de la phase I, alléguant que les droits forestiers n'étaient pas réglés en vertu de la loi sur les droits forestiers de 2006, une revendication réitérée dans la lettre du conseil du 1er avril, à laquelle le projet de plan ne répond pas. Le chef du Conseil tribal, Barnabas Manju, a réitéré les demandes de retour dans tous les villages ancestraux de la côte ouest, détruits lors du tsunami de 2004, lors d'une réunion à New Delhi le 20 mars. Les tableaux du projet ajoutent à l'ambiguïté, prévoyant la modernisation de 62 maisons mais seulement 30 nouvelles constructions, sans sites clairs, alors que le gouvernement central maintient que le projet ne dérangera ni ne déplacera les tribus.

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