La Commission électorale indienne a placé 106 individus ayant un casier judiciaire en détention préventive dans trois districts du Bengale-Occidental à l'approche du premier tour des élections législatives le 23 avril. Cette mesure vise à garantir un processus électoral exempt de violence. Le parti au pouvoir, le Trinamool Congress, a déposé une requête d'intérêt public (PIL) devant la Haute Cour de Calcutta contre d'éventuelles nouvelles détentions.
La Commission électorale indienne a mené une opération coup de poing nocturne, interpellant 106 personnes ayant des antécédents criminels dans les districts de Cooch Behar, du South 24 Parganas et de Murshidabad, en amont du premier tour de scrutin prévu le 23 avril. Les responsables du bureau du directeur général des élections de l'État ont qualifié cette intervention de ciblée, fondée sur des renseignements identifiés.
Un haut responsable de la Commission électorale indienne a déclaré : « Il s'agit d'une action préventive ciblée... L'objectif est d'assurer un processus de vote sans violence ni intimidation. De telles mesures font partie du protocole standard dans les circonscriptions sensibles. » Pour la première phase, 2 193 équipes d'intervention rapide ont été déployées, avec une attention particulière portée aux zones sensibles telles que Murshidabad.
Le Trinamool Congress a déposé une requête d'intérêt public auprès de la Haute Cour de Calcutta, affirmant qu'environ 800 de ses membres pourraient faire l'objet de détentions sur instruction de la Commission. Le député du TMC, Kalyan Banerjee, a saisi la justice, avec une audience fixée au 22 avril.
Le porte-parole du BJP au Bengale-Occidental, Debjit Sarkar, a réagi en déclarant : « Une action comme celle-ci ne devrait pas être une mesure ponctuelle... une telle rigueur devrait garantir que cela ne se reproduise plus jamais. » La Commission a par ailleurs introduit des directives pour les agents électoraux : en cas d'absence de plus de 30 minutes, les forces centrales seront chargées de les localiser afin de vérifier s'ils n'ont pas subi de coercition.