Bahreïn a accusé l'Iran d'attaques de drones sur son territoire, suscitant une vive condamnation de la part de l'Égypte et de plusieurs États du Golfe dans un contexte d'inquiétudes concernant le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.
Les tensions régionales se sont intensifiées samedi lorsque le ministère bahreïnite des Affaires étrangères a dénoncé les frappes de drones iraniens signalées comme une violation de sa souveraineté. Le ministère a déclaré que Téhéran porterait seul la responsabilité de nuire à la paix régionale et s'est réservé le droit de défendre la sécurité du royaume.
L'Égypte a condamné les attaques dans les termes les plus fermes, les qualifiant de violation inacceptable de la souveraineté de Bahreïn et de menace pour la stabilité. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a exhorté toutes les parties à éviter les actions susceptibles de nuire aux efforts diplomatiques en cours.
Le Qatar, les Émirats arabes unis et le Koweït ont émis des déclarations similaires. Le Qatar a qualifié les frappes de violation flagrante du droit international, tandis que les Émirats arabes unis ont exprimé leur pleine solidarité avec Bahreïn. Le Koweït a mis en garde contre une escalade dangereuse qui compromet les efforts visant à maintenir la stabilité régionale.
Les incidents sont survenus dans un contexte de désaccords renouvelés sur la gestion du détroit d'Ormuz à la suite du récent cessez-le-feu.