La famille d'Elias, un adolescent de 14 ans tué d'un coup de machette à Paris en janvier 2025, lutte pour l'adoption d'une loi obligeant les magistrats à rencontrer les victimes ou leurs proches en cas de dysfonctionnement judiciaire. Stéphanie Bonhomme, la mère de l'adolescent, exprime sa colère face au silence de l'institution. Elle cherche des explications sur les manquements qui ont permis ce drame.
Le 24 janvier 2025, Elias, âgé de 14 ans, a été mortellement blessé à la sortie de son entraînement de football dans le 14e arrondissement de Paris. Deux mineurs, âgés de 16 et 17 ans, lui ont demandé de leur remettre son téléphone portable. L'adolescent a été poignardé au thorax avec une arme blanche, un coup de machette, et est décédé dans les bras de ses parents.
Stéphanie Bonhomme, mère d'Elias et chef de service adjointe en médecine vasculaire à l'hôpital Saint-Joseph à Paris, mène ce combat depuis plus d'un an. « Notre enfant est mort dans nos bras. La justice n’a pas protégé Elias. Nous voulons avoir des explications », déclare-t-elle d'une voix posée mais déterminée. Elle représente une grande famille recomposée comptant quatre parents et dix enfants, dont Elias, son grand frère de 25 ans, sa grande sœur de 22 ans, trois demi-frères, et quatre enfants issus d'unions précédentes des beaux-parents.
La famille se bat pour l'instauration d'une loi qui imposerait aux magistrats de rencontrer les victimes ou leurs proches lorsque des dysfonctionnements judiciaires sont en cause. Ce récit met en lumière la frustration face au mutisme de la justice, alors que l'article a été publié le 11 mars 2026 dans Le Figaro.