Le comité des créanciers rejette l'accord sur la dette Eurobond de l'Éthiopie

L'Éthiopie ne mettra pas en œuvre son accord de restructuration de dette Eurobond d'un milliard de dollars conclu avec des détenteurs d'obligations privés plus tôt ce mois-ci, a annoncé le ministère des Finances. Le Comité des créanciers officiels (OCC) a rejeté l'accord, affirmant qu'il viole les principes de partage équitable de la charge entre créanciers. Cette décision privilégie la cohérence avec les termes de soulagement de la dette officielle pour sauvegarder la stabilité macroéconomique.

L'Éthiopie a décidé de ne pas procéder à un accord de restructuration de dette Eurobond d'un milliard de dollars conclu en principe avec un comité ad hoc de détenteurs d'obligations privés en début de mois. L'accord concernait l'Eurobond à 6,625 % arrivant à échéance en 2024, selon lequel les détenteurs d'obligations ont accepté une décote de 15 % sur le principal, réduisant le remboursement à environ 850 millions de dollars en nouvelles obligations à partir de 2026, plus un paiement initial de 350 millions de dollars dû d'ici juillet de cette année. Le Comité des créanciers officiels (OCC), coprésidé par la Chine et la France, a rejeté l'accord dans une lettre officielle, estimant que le soulagement accordé aux créanciers privés est « significativement inférieur » aux termes concessionnels déjà offerts par les prêteurs bilatéraux et multilatéraux. Cela viole le standard de « Comparabilité de traitement » énoncé dans le protocole d'accord de juillet 2025 entre l'Éthiopie et ses créanciers officiels. Le ministère des Finances a déclaré que la mise en œuvre de l'accord mettrait en péril la stabilité macroéconomique du pays et les progrès de la croissance économique. L'Éthiopie dépend d'un programme du FMI de 3,4 milliards de dollars visant à réduire la détresse de la dette à un niveau modéré ; toute perception de favoritisme envers les créanciers privés pourrait amener le FMI à retarder ou suspendre les décaissements, menaçant les réformes et l'accès au financement extérieur. Par conséquent, le gouvernement renégociera les termes avec le comité des détenteurs d'obligations. Le ministère a exprimé des regrets quant à la réouverture des discussions mais reste engagé pour une résolution. Les négociations futures pourraient exiger des concessions plus profondes des investisseurs privés, telles qu'une décote plus importante sur le principal, des taux d'intérêt plus bas et des maturités prolongées. Pour les détenteurs d'obligations, qui attendent le remboursement depuis le défaut de paiement de l'obligation fin 2023, cela représente un revers, prolongeant l'incertitude et une éventuelle dévaluation sur le marché. Le gouvernement, cependant, priorise l'alignement avec les créanciers officiels et le FMI pour assurer la durabilité de la dette à long terme plutôt qu'une apaisement à court terme du marché privé.

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