La FEI étudie des changements potentiels pour les tests de dressage de haut niveau, notamment de nouveaux mouvements d'étirement et une utilisation élargie du filet simple dans les épreuves de Grand Prix. Les responsables ont débattu de ces idées lors du récent forum sportif de la FEI, en s'appuyant sur les données des compétitions du début de l'année 2026. Les membres du groupe de travail ont souligné les avantages pour le bien-être des chevaux et le développement mondial de la discipline.
Le directeur du dressage de la FEI, Ronan Murphy, a annoncé lors du forum sportif de la FEI les 30 et 31 mars qu'un groupe de travail avait examiné les tests de dressage. Le groupe s'est concentré sur l'introduction de mouvements mettant en avant la souplesse, l'équilibre et l'auto-port, en cohérence avec les principes de travail à tous les niveaux. Raphael Saleh, président du jury de terrain de Paris 2024 et membre du groupe de travail, a précisé deux mouvements proposés pour le Grand Prix : l'étirement sur rênes longues au trot ainsi que le fait de rendre et reprendre les rênes. M. Murphy a noté que ces éléments figurent déjà dans les tests de niveau inférieur et chez les jeunes cavaliers, mais que leur inclusion à plus haut niveau est à l'étude pour encourager de bonnes pratiques de travail à l'échelle mondiale. M. Saleh a déclaré : « Introduire cet exercice dans le test pousserait les cavaliers à travailler les bases dans leur entraînement quotidien. » Monica Theodorescu, vice-présidente du comité de dressage de la FEI, a ajouté : « Si le mouvement est dans le test, il sera pratiqué, et s'il est pratiqué, c'est pour le bien-être des chevaux. » Par ailleurs, la FEI autorise l'utilisation du filet simple ou de la bride pour les épreuves de Grand Prix jusqu'au niveau CDI3* depuis le début de 2026. M. Murphy a rapporté qu'au cours des deux premiers mois de l'année lors des épreuves trois étoiles, 20 tests de Grand Prix sur 207 — soit près de 10 % — ont été réalisés en filet simple, avec des scores présentant une distribution normale. Il a toutefois averti qu'il était trop tôt pour tirer des conclusions de ces données. Le directeur général de British Dressage, Jason Brautigam, a salué ces changements, préconisant une approche progressive qui privilégie l'harmonie sur la tension et soutient la révision des coefficients des mouvements.