Le ministère des Finances du Chili, dirigé par Jorge Quiroz, a recommandé de revoir 402 programmes pour le budget de 2027, dont 37 % dans les domaines de l'éducation, du développement social et de la santé. Les responsables insistent sur le fait qu'aucun droit social ne sera supprimé, visant ainsi une meilleure efficacité des dépenses. Ces réactions font suite à la fuite de notes internes ayant suscité des critiques.
Le ministre des Finances, Jorge Quiroz, a envoyé des notes à tous les ministères détaillant les directives budgétaires pour 2027, proposant de supprimer 142 programmes et de réduire d'au moins 15 % le budget de 260 autres. Ces mesures s'appuient sur les évaluations de la Commission pour les réformes des dépenses structurelles et sur des systèmes de suivi, qualifiant les programmes de « conditionnés ».
L'éducation (57 programmes : 42 ajustements, 15 suppressions), le développement social (47 : 34 ajustements, 13 suppressions) et la santé (46 : 21 ajustements, 25 suppressions) représentent 37,3 % des 402 programmes en cours d'examen. Parmi les plus notables figurent le Programme d'alimentation scolaire (PAE) de la Junaeb, les lycées bicentenaires faisant l'objet d'une proposition de réduction de 15 %, et la Pension universelle garantie (PGU).
Le directeur de la Junaeb, Fernando Peña, a déclaré que le PAE « poursuivra ses opérations, il n'y aura aucune interruption ». Le président José Antonio Kast a souligné : « Nous avons dit que nous ne supprimerions pas les droits des citoyens et nous ne le ferons pas, mais nous devons remettre de l'ordre dans la maison ».
Quiroz a précisé : « Aucun avantage social pour la population ne sera touché ici, absolument aucun. La seule chose que nous faisons est de rechercher l'efficacité et d'empêcher le gaspillage ». Le ministère du Développement social a confirmé une réduction de 2,24 % (32,721 millions de dollars), sans préjudice aux droits, affectant les programmes pour l'enfance, les populations autochtones et la jeunesse.