Quatre candidats s'affrontent lors du débat municipal à Nice

À une semaine du premier tour des élections municipales à Nice, les quatre principaux candidats se sont affrontés lors d'un débat animé par BFM-TV en partenariat avec Le Figaro. Christian Estrosi, Éric Ciotti, Juliette Chesnel-Le Roux et Mireille Damiano ont débattu de la géopolitique, des scandales de campagne, de la sécurité et du logement. Les échanges ont été tendus, marqués par des accusations mutuelles et des propositions concrètes pour la ville.

Le débat s'est tenu le 7 mars 2026 à la Villa Masséna, près de la Promenade des Anglais, après un report dû à des tensions internationales. Organisé par BFM-TV avec Le Figaro et Nice-Matin, il a réuni Christian Estrosi (Horizons), maire sortant, Éric Ciotti (UDR), Juliette Chesnel-Le Roux (union des Écologistes, PS et PC) et Mireille Damiano (LFI).

Les candidats ont d'abord évoqué la situation géopolitique. Christian Estrosi a indiqué que Nice était la seule ville française à avoir une cellule de crise avec le Quai d'Orsay pour les ressortissants en Israël. Tous ont exprimé leurs pensées pour les Iraniens, Juliette Chesnel-Le Roux critiquant le piétinement du droit international, tandis que Mireille Damiano appelait à une condamnation forte de la France. Éric Ciotti s'est engagé à nommer une rue en hommage à Mahsa Amini, symbole de l'émancipation.

Les débats ont vite viré à l'affrontement sur les scandales de campagne. Christian Estrosi a qualifié d'« une barbouzerie » l'interpellation de deux personnes après la découverte d'une tête de cochon devant son domicile, suspectant une infiltration. Éric Ciotti a évoqué une manipulation comparable à « l’attentat de l’observatoire » contre François Mitterrand en 1959, mentionnant les « dix-sept affaires judiciaires du maire ». Mireille Damiano a déploré un « spectacle qui abîme tous les politiques ».

Sur la sécurité, Christian Estrosi vise 10 000 caméras de surveillance, contre 6 500 actuellement. Juliette Chesnel-Le Roux et Éric Ciotti préfèrent plus de policiers dans les rues, ce dernier pointant un manque de 250 policiers nationaux et une mauvaise direction des forces. Mireille Damiano propose un état des lieux sans désarmer la police.

Concernant le logement, la gauche insiste sur l'encadrement des loyers et les 14 000 logements Airbnb. Christian Estrosi promet 10 000 logements sociaux, étudiants et d'accession libre, mais Mireille Damiano le accuse d'être « hors la loi » sur la loi SRU. Les candidats ont aussi discuté de la zone franche dans la plaine du Var. Un moment poignant a vu Christian Estrosi interpeller Éric Ciotti : « Écoute Éric, on a passé 40 ans ensemble, du temps professionnel comme familial, comment tu peux dire autant de mal là où j’ai eu le sentiment de faire autant de bien ? » Les deux rivaux se sont serré la main.

En conclusion, les listes de gauche se maintiendront au second tour. Juliette Chesnel-Le Roux voit Estrosi et Ciotti comme « les deux faces d’une même pièce ». Selon un sondage Elabe-Berger Levrault pour Le Figaro, BFMTV et Nice-Matin, Éric Ciotti mène avec 41 %, suivi de Christian Estrosi à 30 %, Juliette Chesnel-Le Roux à 13 % et Mireille Damiano à 11 %.

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