Jean-Luc Mélenchon critique le Parti socialiste lors d’un meeting à Marseille

Lors d’un meeting à Marseille le 7 mars 2026, Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué l’« attitude irresponsable et dangereuse » du Parti socialiste, à une semaine du premier tour des élections municipales. Soutenant le candidat de La France insoumise Sébastien Delogu, il a affirmé que « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune » du Rassemblement national. Il a également nié les accusations d’antisémitisme portées contre lui par ses anciens alliés de gauche.

Le 7 mars 2026, à une semaine du premier tour des élections municipales prévu le 15 mars, Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, a tenu meeting à Marseille pour soutenir Sébastien Delogu, son candidat face au maire sortant Benoît Payan, à la tête d’une coalition de gauche incluant le Parti socialiste.

Devant environ 2500 militants, Mélenchon a fustigé l’extrême droite, en particulier Jordan Bardella du Rassemblement national, venu la veille dans la ville. « Tel était Pétain, tel est Bardella quand il dit “l’intérêt commercial et stratégique s’impose pour les États-Unis d’Amérique” », a-t-il déclaré, comparant les positions de Bardella sur Donald Trump à celles du maréchal Pétain.

Il a ensuite visé le Parti socialiste, l’accusant de mettre « tout le monde en grand danger ». « Alerte ! La ligne du Parti socialiste met tout le monde en grand danger. La gauche, mais la France d’abord, à qui elle livrerait pour finir à l’extrême droite », a-t-il lancé. Pour illustrer, il a mimé un oiseau puis une chauve-souris : « Voyez mes ailes, je suis le Parti socialiste et un oiseau [...] Je suis une chauve-souris. Voilà l’emblème qu’il devrait choisir. »

Benoît Payan a appelé Delogu à se désister pour lui entre les deux tours afin d’éviter une victoire du RN, qualifiée de « séisme ». Mélenchon a répondu : « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune et ce sera grâce à nous ».

Cette intervention survient après des accusations d’antisémitisme contre Mélenchon, notamment pour des propos sur les noms « Epstein » et « Glucksmann ». Olivier Faure, patron du PS, a déclaré au Parisien : « Qui peut croire qu’il s’agisse de lapsus quand un homme aussi cultivé se met à ironiser sur des noms juifs ? » Mélenchon a nié ces allégations, estimant que le ministre Benjamin Haddad est « acquis à la politique de M. Netanyahou ».

Malgré les tensions, des arrangements locaux pour le second tour, le 22 mars, restent possibles, bien qu’un accord national ait été écarté par le PS.

Articles connexes

Crowds of protesters marching in Paris during May Day demonstrations against social system reforms, with banners and flags, ahead of 2027 election.
Image générée par IA

1er mai protests in France one year before presidential election

Rapporté par l'IA Image générée par IA

On May 1, 2026, workers, unions, and left-wing politicians protested in Paris against the 'dismantling of the social system' ahead of the 2027 presidential election. Around 300,000 people joined nationwide, including 100,000 in Paris. Jean-Luc Mélenchon criticized Gabriel Attal's bill on working on this holiday.

Jordan Bardella, president of the Rassemblement national (RN), stated on CNews Tuesday evening that Jean-Luc Mélenchon cannot become president in 2027 due to a lack of self-control. He accuses the La France insoumise (LFI) leader of constantly insulting opponents. The remarks follow Mélenchon's fourth candidacy bid for the Élysée.

Rapporté par l'IA

François Hollande and Raphaël Glucksmann met on Saturday in Liffré, Ille-et-Vilaine, for an event marking the start of a contest within the social-democratic left ahead of the 2027 presidential election. The two political figures acknowledge preparing for a candidacy while stating there will be only one candidate in the end. The event, organized by Loïg Chesnais-Girard, drew many militants.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser