Jean-Luc Mélenchon plaisante sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a suscité des accusations d'antisémitisme en ironisant sur la prononciation du nom de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann lors d'un meeting à Perpignan. Raphaël Glucksmann a comparé cette sortie à celles de Jean-Marie Le Pen. Ces propos s'inscrivent dans un contexte de tensions autour des alliances électorales et de critiques récentes sur des déclarations passées de Mélenchon.

Lors d'un meeting à Perpignan le 1er mars, Jean-Luc Mélenchon a plaisanté sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann, en soupirant : « Monsieur Glucksman et je ne sais qui encore, Glucksmann pardon…, après j’en ai pour des heures. » Il a prononcé « Glucksman » puis « Glucksmane ». L'eurodéputé de Place publique a réagi sur X en publiant : « OK Jean-Marie Le Pen », accompagné d'un extrait vidéo.

Cette déclaration fait écho à une précédente ironie de Mélenchon, le 26 février, sur le nom de Jeffrey Epstein. Il s'était interrogé sur la prononciation « Epstine », suggérant qu'elle visait à russifier le nom et à cacher son origine juive, ce qui lui a valu des accusations d'antisémitisme pour s'amuser de noms juifs et insinuer un complot.

Des figures politiques ont condamné ces propos. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a écrit sur X : « Tout ça finira mal… Je ne peux m’empêcher de penser à toutes celles et ceux qui ont suivi sincèrement La France insoumise et qui ne souhaitent pas être entraînés dans ce qui n’est plus un dérapage mais une stratégie qui dérive sur les eaux noires de l’antisémitisme. » Jérôme Guedj, député socialiste, a jugé : « En renouvelant un jeu de mots à la Jean-Marie Le Pen sur la prononciation des noms de juifs, Mélenchon assume tout. Dérives antisémites et complaisance pour la violence, c’est une stratégie électorale limpide. Il veut être le plus détestable. Voilà la rare chose qu’il réussit. » Clément Beaune, haut-commissaire au Plan, a ajouté : « Jean-Luc Mélenchon sombre à nouveau dans un “moment Durafour”. Ce n’est pas une sortie de route, c’est une stratégie délibérée qui nourrit l’antisémitisme. Il provoque et récidivera. »

Cette référence renvoie au jeu de mots de Jean-Marie Le Pen en 1988, « Durafour crématoire », qui associait le nom du ministre Michel Durafour aux camps nazis et pour lequel il fut condamné.

Ces incidents surviennent avant les élections municipales des 15 et 22 mars. Le PS et Les Ecologistes n'excluent pas des accords avec La France insoumise au second tour, mais au cas par cas, à condition que les candidats adoptent des positions claires contre l'antisémitisme et la violence politique, notamment après la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque sous les coups d'activistes d'ultragauche, certains liés au député LFI Raphaël Arnault. Des voix socialistes, comme celles de François Hollande, Jérôme Guedj et Carole Delga, appellent à une rupture complète.

Mélenchon s'est défendu lors du meeting : « Je ne suis pas antisémite, a-t-il clamé. Je ne le suis pas pour d’innombrables raisons, et je n’ai pas l’intention d’aller présenter des justifications et des certificats de baptême à je ne sais qui. » Il a ajouté : « Nous combattons l’islamophobie, nous combattons le racisme antijuifs. »

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