Raphaël Glucksmann accuse Jean-Luc Mélenchon de jouer avec l'antisémitisme

L'eurodéputé Raphaël Glucksmann a critiqué Jean-Luc Mélenchon pour avoir plaisanté sur la prononciation de son nom lors d'un meeting à Perpignan. Il estime que cela relève des « pires codes de l’extrême droite » et de l’antisémitisme. Mélenchon s'est excusé par la suite pour cette déformation involontaire.

Le 1er mars, lors d'un meeting à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI), a prononcé le nom de Raphaël Glucksmann de manière déformée. Il a dit : « M. Glucksmann et je ne sais qui encore, Glucksmann pardon…, après j’en ai pour des heures. » La première fois, il a dit « Glucksman », et la seconde « Glucksmane ».

Le lendemain, le 2 mars, Raphaël Glucksmann, cofondateur de Place publique et eurodéputé, a réagi sur Franceinfo. « On ne joue pas (…) sur des noms à consonance juive ou à consonance étrangère. Ce n’est pas la tradition de la République », a-t-il déclaré. Il a ajouté que Mélenchon « s’exclut lui-même de la gauche et de la République » et « confirme aux yeux de tous qu’il est devenu le Jean-Marie Le Pen de notre époque ». Glucksmann a qualifié Mélenchon de « mélange de trublion et de clown qui joue avec les pires codes de l’extrême droite française et de l’antisémitisme », affirmant qu'il « flatte les pires instincts dans la société ». Il a réaffirmé qu'une alliance électorale avec LFI est impossible.

Peu après, Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé sur X, se disant « désolé » d'avoir « déformé par erreur » le nom de Glucksmann et d'autres, comme celui de Donald Trump ou de Mickaël Idrac. « Celui de Glucksmann provoque des réactions alors même que j’ai rectifié sur-le-champ. J’en suis le premier désolé pensant à ceux que cela blesse. (…) On ne m’y reprendra pas », a-t-il écrit.

Ces accusations s'inscrivent dans un contexte récent où Mélenchon a ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, suggérant une russification avec « Epstine ». Lors de son meeting, il s'est défendu de tout antisémitisme, affirmant que son parti combat « le racisme antijuif ». Cette affaire rappelle le jeu de mots de Jean-Marie Le Pen en 1988, « Durafour crématoire », qui avait valu une condamnation judiciaire.

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