Le député François Ruffin, ancien membre de La France insoumise, propose la création d'un «Puy du Fou de gauche» pour contrer la dépression nationale. Lors des Biennales internationales du spectacle à Nantes, il a regretté l'absence d'un discours politique sur la culture et s'est inspiré de l'ouverture des Jeux olympiques.
François Ruffin, député ex-LFI de la Somme, a exprimé lors des Biennales internationales du spectacle à Nantes son soutien à la maire PS Johanna Rolland en vue des municipales de 2026. Il a déploré que «notre pays est en dépression» et critiqué l'absence d'un «discours politique sur la culture». Pour illustrer son idée d'un «Puy du Fou de gauche», il a cité la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques orchestrée par Thomas Jolly, qui a mis en avant la diversité et la population LGBT, créant un «moment de fierté» et de «reconstruction de la communauté nationale». Cependant, ce succès n'a duré qu'un été, selon lui.
Ruffin regrette que de nombreux Français de gauche visitent le Puy du Fou en Vendée, où le «récit national» conservateur imprègne les esprits. Il revendique : «Je veux qu’on ait notre récit qui traite de l’esclavage, qui traite de nos pages sombres et de nos pages de lumière». Bien que qualifiant son projet de «formule», il refuse la «fatalité» et voit la culture comme un moyen de «remettre de l’air et remettre de l’imaginaire».
S'inspirant de Franklin Roosevelt pendant la Grande Dépression de 1929, Ruffin évoque comment le président américain a mobilisé acteurs, cinéastes et musiciens pour créer des fresques et raviver l'âme du pays. «On ne relèvera pas les États-Unis seulement par une politique de grands travaux et par des barrages hydrauliques. On relèvera aussi les États-Unis par leur âme», cite-t-il. Pour la France, il diagnostique : «L’âme de la France aujourd’hui va mal. Les gens aujourd’hui, quand ils parlent, ils n’ont pas seulement mal pour leur fiche de paye, ils ont mal à la France.» Sur les réseaux sociaux, il a conclu : «Notre pays est en dépression. Nous ne le relèverons pas seulement par les fiches de paie, par de grands travaux, mais surtout par un horizon commun.»