Bruno Retailleau, président des Républicains, traverse une période d'épreuves depuis son départ du gouvernement, marquée par des divisions internes sur le budget de la Sécurité sociale. Dix-huit députés du groupe Droite républicaine, dirigé par Laurent Wauquiez, ont voté en faveur de ce texte, provoquant des tensions avec Retailleau. Ce dernier envisage de mûrir son ambition pour la présidentielle de 2027 pendant les fêtes de fin d'année.
Bruno Retailleau, récemment nommé président des Républicains (LR) après son passage au ministère de l'Intérieur, fait face à une transition difficile. Un mois après son départ de Beauvau, un incendie a ravagé sa maison, qu'il décrit comme « infernal », avec la suie qui « s'immisce partout ». Cette image métaphorique reflète aussi les déchirures internes au parti, décrit comme « vide » et « fantomatique » par certains.
Les tensions ont culminé autour du budget de la Sécurité sociale. Alors que Retailleau et Édouard Philippe, président d'Horizons, ont appelé leurs députés à voter contre, en raison de la suspension de la réforme des retraites, dix-huit parlementaires du groupe Droite républicaine, présidé par Laurent Wauquiez, ont soutenu le texte. Retailleau dénonce un « chantage au chaos et à l’instabilité » et affirme que ce budget « ne peut pas être le deuxième tour de l’élection au parti ».
Cette stratégie de Wauquiez déroute élus et adhérents, sur fond de divergences croissantes avec Retailleau. À droite, les postures sont « fragiles et réversibles », comme l'illustre l'évolution des positionnements des leaders en moins d'un an, influencés par les événements. Retailleau, étiqueté à la droite de LR, compte mûrir son ambition élyséenne lors des fêtes, au milieu de ces épreuves multiples.
Gérard Larcher, président LR du Sénat, défend l'usage du 49.3 pour adopter un budget, rappelant que « ce ne sont pas les socialistes qui font à eux seuls le budget de la France ». Ces divisions soulignent l'instabilité à droite à l'approche de 2027.