La loi de finances pour 2026 en France s'achève sur un compromis fragile, critiqué comme une liste de renoncements face aux défis démographiques, climatiques et à une dette insoutenable. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 16 janvier un accord sans panache, où chaque parti revendique de petites victoires au milieu de frustrations générales.
L'adoption de la loi de finances pour 2026 s'est faite dans un contexte politique morcelé, après recours à l'article 49.3 de la Constitution et des motions de censure infructueuses. Ce texte, qualifié de sans consistance par l'éditorialiste Stéphane Lauer du Monde, donne l'illusion d'un cadre financier pour un pays sans majorité ni priorités claires, alors que la dette publique s'alourdit.
Sébastien Lecornu, Premier ministre, avait visé un compromis fécond mais aboutit à une solution patchwork, annoncée le 16 janvier depuis Matignon. Les partis se rejettent la responsabilité du résultat, conçu pour des victoires mineures. La France insoumise et le Rassemblement national se réjouissent de la frustration ambiante.
Le Parti socialiste obtient une augmentation de la prime d'activité, des repas à 1 euro pour les étudiants, la suspension de la réforme des retraites et le renoncement au doublement des franchises médicales, acté fin décembre 2025 par la loi de financement de la Sécurité sociale. Les Républicains préservent l'abattement fiscal pour les retraités et l'indexation sur l'inflation du barème de l'impôt sur le revenu. Renaissance maintient les allégements de charges sur les salaires. Les réductions de dépenses sont limitées au minimum strict.
Lauer estime que ce budget prépare mal les esprits à des temps difficiles, ignorant les enjeux démographiques, climatiques, industriels et la dette devenue insoutenable.