La Haute Cour blanchit l'ancien gouverneur de Samburu dans une affaire de corruption

La Haute Cour du Kenya a annulé une condamnation antérieure, innocentant l'ancien gouverneur du comté de Samburu, Moses Lenolkulal, dans une affaire de corruption liée à un contrat d'approvisionnement en carburant de 84 millions de shillings. La cour a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve concrète de conflit d'intérêts ou de liens directs avec l'entreprise. Deux autres personnes impliquées dans l'affaire ont également été libérées.

L'ancien gouverneur du comté de Samburu, Moses Lenolkulal, a été condamné par la Cour anti-corruption en août 2024, à huit ans de prison et une amende de 83 millions de shillings pour avoir prétendument obtenu des avantages personnels via un contrat d'approvisionnement en carburant pour son comté. La cour l'a également interdit de briguer tout poste public pendant dix ans, faisant de lui le premier gouverneur de comté condamné dans une affaire de corruption majeure.

Cependant, la Haute Cour a annulé cette décision, affirmant que l'accusation n'a pas prouvé les charges de conflit d'intérêts ou d'acquisition illégale de biens. La cour a noté : « Il est de mon avis que l'élément de contrôle, de propriété et de gestion d'Oryx n'a pas été prouvé au-delà de tout doute raisonnable. Par conséquent, la charge de conflit d'intérêts n'a pas été prouvée. »

L'affaire portait sur un contrat entre le comté et la station Oryx Service Station, où Lenolkulal était accusé d'avoir des liens secrets via l'homme d'affaires Hesbon Jack Wachira Ndathi, qui gérait la station. Les preuves ont montré que Lenolkulal avait loué la station à Ndathi pour 70 000 shillings par mois, sans indication de partage des profits ou de relation d'agence. Ndathi a confirmé avoir contracté des prêts et vendu des terres pour financer l'entreprise, sans aide de Lenolkulal.

La Haute Cour a également blanchi l'ancien chef de service du comté, Bernard Lesurmat, estimant qu'il n'était pas impliqué dans le processus d'appel d'offres car il a rejoint plus tard et que son rôle se limitait à approuver des paiements de 9 millions de shillings. La cour a souligné que les fonctionnaires publics doivent éviter les conflits d'intérêts, mais que les condamnations nécessitent des preuves solides.

Cela représente une autre défaite pour le Bureau du Directeur des poursuites publiques (ODPP) dans les affaires de corruption, avec 18 affaires de corruption de haut profil retirées depuis 2013 malgré des enquêtes robustes de la Commission sur l'éthique et la lutte contre la corruption (EACC). L'EACC s'est plainte que son manque de pouvoirs de poursuites entrave la reddition de comptes et la récupération des fonds volés.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser