La Commission électorale indépendante (CEI) prépare une stratégie à multiples facettes pour contrer un "ouragan de désinformation par l'IA" attendu avant les élections locales de 2026 en Afrique du Sud. Le président de l'IEC, Mosotho Moepya, a souligné les risques liés à l'IA générative lors d'un dialogue sur la désinformation qui s'est tenu au Cap. La vice-présidente Janet Love a qualifié la menace de "désinformation sur les stéroïdes" par rapport à 2024.
Lors d'un récent dialogue sur la désinformation au Cap, le président de l'IEC, Mosotho Moepya, a comparé la lutte contre la désinformation pour les élections locales de 2026 au rôle d'un "météorologue au milieu d'un ouragan de catégorie 5". Nous ne nous contentons plus de prédire la tempête, nous la vivons". L'événement a attiré des délégués de l'Institut d'études de sécurité, de l'Union européenne et des ambassades d'Espagne, de Pologne, de Bulgarie et de Lituanie, ce qui témoigne de l'intérêt mondial pour les élections en Afrique du Sud, dont la date n'a pas encore été fixée. Les scrutins municipaux ajoutent de la complexité aux élections nationales de 2024 en raison des contextes hyperlocaux, des marges minces et des rumeurs sur WhatsApp et les médias communautaires. Les élections locales impliquent plus de 4 300 bulletins de vote, contre une vingtaine au niveau national, ce qui accroît les défis logistiques visés par la désinformation, tels que les fausses allégations de votes volés ou de falsification par les fonctionnaires. M. Love a cité le cas d'une femme du KZN qui a été forcée de quitter son domicile à 3 heures du matin à cause de telles rumeurs, ce qui a dissuadé le personnel électoral potentiel. M. Moepya a déclaré que la démocratie sud-africaine "n'est pas un laboratoire pour des expériences algorithmiques non réglementées" et a regardé la loi sur l'intelligence artificielle de l'UE comme un modèle, exigeant "le même niveau de transparence à Ekurhuleni que celui exigé à Bruxelles". La réponse de l'IEC met l'accent sur une "transparence radicale", en démystifiant la désinformation par le biais d'une forte présence sur les médias sociaux, de canaux WhatsApp et de podcasts, de partenariats tels que Real411, qui a traité 289 plaintes en 2024, et en appliquant les lignes directrices sur les médias sociaux lancées avant ces élections. Des plateformes comme Google, Meta et TikTok ont signé un code volontaire, mais X ne l'a pas fait. Les tribunaux ont donné raison à la CEI à une quarantaine de reprises contre des attaques alléguant une manipulation des résultats.