L'armée israélienne a annoncé mercredi qu'elle avait éliminé Esmaeil Khatib, ministre iranien du Renseignement, lors d'une frappe ciblée menée pendant la nuit à Téhéran. M. Khatib était en poste depuis 2021, après avoir été membre du Corps des gardiens de la révolution iranienne. Cet assassinat fait suite à la mort d'un autre haut responsable iranien la veille.
Les Forces de défense israéliennes (IDF) ont déclaré que Khatib "a joué un rôle important lors des récentes manifestations en Iran, notamment en arrêtant et en tuant des manifestants et en menant des activités terroristes contre des Israéliens et des Américains dans le monde entier". L'IDF a ajouté qu'il avait "opéré contre des citoyens iraniens lors des manifestations de Mahsa Amini (2022-2023)". Le ministère iranien du renseignement "possède des capacités de renseignement avancées, supervisant la surveillance, l'espionnage et l'exécution d'opérations secrètes dans le monde entier, en particulier contre les citoyens israéliens et iraniens". Le ministre israélien de la défense, Israël Katz, a été le premier à annoncer la mort de Khatib, déclarant que les attaques contre l'Iran et le Hezbollah au Liban allaient s'intensifier. En ce jour, d'importantes surprises sont attendues dans tous les domaines, qui vont intensifier la guerre que nous menons contre l'Iran et le Hezbollah au Liban", a déclaré M. Katz. L'intensité des frappes en Iran augmente. Le ministre iranien du renseignement, Khatib, a également été éliminé au cours de la nuit. Le département d'État américain avait offert une récompense de 10 millions de dollars pour toute information sur Khatib. Cette opération intervient un jour après l'élimination par les FDI d'Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran. Les FDI ont décrit Larijani comme un "vétéran et une personnalité de haut rang au sein de la direction du régime iranien", proche du guide suprême Ali Khamenei, qui "a supervisé le massacre perpétré contre les manifestants iraniens". Les autorités iraniennes ont confirmé la mort de Larijani, le qualifiant de "martyr". M. Larijani avait proféré des menaces à l'encontre du président Donald Trump et des troupes américaines au Moyen-Orient. L'Iran n'a pas confirmé la mort de Khatib.