La Commission indonésienne pour l’éradication de la corruption (KPK) aborde le phénomène «l’État corrompt l’État» dans une affaire de corruption impliquant des juges rebelles du tribunal de district de Depok et des employés de PT Karabha Digdaya. L’opération piégée a eu lieu le 5 février 2026 à Depok, en Java occidental, liée au traitement d’un litige foncier. La KPK insiste sur la concentration sur l’intention malveillante et les accords entre les auteurs.
Le 5 février 2026, la Commission indonésienne pour l’éradication de la corruption (KPK) a mené une opération piégée (OTT) dans la ville de Depok, en Java occidental, concernant une corruption présumée dans le traitement d’un litige foncier de 6 500 mètres carrés dans le sous-district de Tapos. L’affaire provient de PT Karabha Digdaya (KD), filiale du ministère des Finances, qui cherchait à accélérer l’exécution d’un expulsion foncière après avoir gagné le litige contre les locaux sur la base d’un jugement du tribunal de district de Depok de 2023, confirmé en appel et cassation. Le 6 février 2026, la KPK a révélé que l’OTT a arrêté sept personnes, dont le président du tribunal de district de Depok I Wayan Eka Mariarta (EKA), le vice-président Bambang Setyawan (BBG), un employé du PN Depok, le directeur général de KD Trisnadi Yulrisman (TRI) et trois autres employés de KD. La KPK a désigné cinq suspects : EKA, BBG, huissier du PN Depok Yohansyah Maruanaya (YOH), TRI et chef du département juridique de KD Berliana Tri Kusuma (BER). Ils sont soupçonnés d’avoir reçu ou promis des pots-de-vin pour accélérer l’exécution foncière au profit des intérêts commerciaux de KD. En réponse au phénomène «l’État corrompt l’État» où des officiels d’une filiale du ministère des Finances ont corrompu des juges véreux du PN Depok, le directeur adjoint par intérim chargé de l’exécution Asep Guntur Rahayu a déclaré le 9 février 2026 dans l’immeuble Merah Putih de la KPK à Jakarta : «Nous le voyons dans le contexte de leurs intérêts. Il y a un accord d’esprits là-bas. » Il a expliqué qu’une communication a eu lieu entre KD et des éléments véreux du PN Depok en raison du désir d’une exécution rapide pour des raisons commerciales, le PN Depok étant autorisé à l’émettre. Asep a souligné que la KPK se concentre uniquement sur l’intention malveillante ou le mens rea accumulé dans l’accord, indépendamment du statut étatique des entités. «Nous ne regardons pas si c’est une BUMN, une filiale ministérielle... Mais nous regardons l’intention malveillante accumulée dans cet accord d’esprits », a-t-il dit. Cette affaire met en lumière les risques de corruption parmi les officiels étatiques, bien que la KPK note que des augmentations de salaire pour les juges sont attendues pour réduire les risques mais dépendent des individus, comme l’a déclaré le vice-président de la KPK Ibnu Basuki Widodo.