À la suite du rejet par la Lok Sabha, le 17 avril, du projet de loi constitutionnelle (131e amendement) de 2026 prévoyant un quota de 33 % de femmes après le redécoupage électoral, le Premier ministre Narendra Modi et les dirigeants du BJP ont qualifié les partis d'opposition d'anti-femmes, tandis que les critiques ont réitéré leurs inquiétudes concernant le déséquilibre entre le nord et le sud. Modi doit rassembler les femmes à Varanasi le 28 avril.
Au lendemain du rejet par la Lok Sabha, vendredi, du projet de loi constitutionnelle (131e amendement) de 2026 — qui, comme détaillé précédemment, a recueilli 298 votes pour et 230 contre, manquant ainsi la majorité des deux tiers — le Premier ministre Narendra Modi s'est adressé à la nation samedi. Il a accusé le Congrès, le TMC, le DMK et le SP de trahir les femmes, évoquant le « bhrun hatya » (fœticide), le « paap » (péché) et la « sazaa » (représailles), et a qualifié le Congrès de « parasite » et de « saboteur ». Il s'agit du premier échec législatif majeur du gouvernement Modi depuis 2014.
La ministre de l'Union, Shobha Karandlaje, a qualifié dimanche le 17 avril de « journée noire » pour les femmes indiennes, reprochant au Congrès et à l'alliance INDIA de mettre à l'écart les femmes et les États du sud. Le ministre en chef de l'Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, a comparé la conduite de l'opposition au « cheerharan » (dévêtement) de Draupadi dans le Mahabharata et a fustigé la pression exercée par le SP pour un quota séparé pour les femmes musulmanes, le qualifiant d'anti-Ambedkar.
La présidente de l'APCC, Y.S. Sharmila, a affirmé l'engagement du Congrès en faveur d'un quota de 33 % sans lien avec le redécoupage, qualifiant le Premier ministre Modi d'opportuniste. L'opposition a souligné les risques pour le fédéralisme liés à un redécoupage précipité favorisant les sièges du nord.
Le Premier ministre Modi s'adressera à une convention de femmes à Varanasi le 28 avril pour intensifier ses attaques contre ses opposants.