Lors d’une visite à l’hôpital de Lavelanet en Ariège, Emmanuel Macron a critiqué le système administratif français pour les médecins étrangers et attaqué les candidats faisant de l’Algérie un thème de campagne. Il a qualifié de «mabouls» ceux qui veulent «se fâcher avec l’Algérie». Bruno Retailleau, président des Républicains, a réagi en dénonçant un «faux prétexte».
Le 27 avril 2026, Emmanuel Macron s’est rendu à l’hôpital récemment reconstruit de Lavelanet, en Ariège. Lors d’un échange avec une quinzaine de médecins évoquant le manque d’effectifs, le président s’est agacé des difficultés rencontrées par les «Padhue», les praticiens diplômés hors Union européenne.
«Ça s’est simplifié ? C’est encore le bordel», a constaté Macron, notant que seulement 30 % des médecins passent avec succès le concours requis. «C’est un truc qui me rend dingue. C’est vraiment la folie du système français. Les Padhue, ce sont des gens remarquables, qui bossent, qui font de la médecine, ils sont à l’hôpital…», a-t-il ajouté.
À un an de l’élection présidentielle de 2027, Macron a profité de l’occasion pour critiquer les candidats faisant de l’Algérie un thème électoral, les qualifiant de «mabouls» qui veulent «se fâcher avec l’Algérie».
Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à la présidentielle, a réagi dans un communiqué. «Emmanuel Macron s'en est pris à ceux qui, comme moi, sont partisans de la fermeté avec l'Algérie, en prétextant notamment les lourdeurs administratives pour les médecins étrangers», a-t-il déclaré. «Avec le régime d'Alger, la politique des bons sentiments est condamnée à l'échec», a-t-il ajouté.