La Mission d'observation électorale (MOE) a publié son premier rapport sur le jour des élections législatives du 8 mars 2026, notant une normalité globale mais au moins 91 irrégularités et crimes possibles dans 49 municipalités. Basé sur 70 % des observateurs déployés, il met en évidence des pressions sur les électeurs et de la propagande près des bureaux de vote. De fortes pluies ont entraîné le déplacement de bureaux de vote affectant des milliers d'électeurs.
La Mission d'observation électorale (MOE) a publié son rapport initial sur l'ouverture des élections du 8 mars 2026 au Congrès de la République et les consultations interpartis. À 10h30, l'organisation a décrit la journée comme marquée par une « normalité », bien qu'elle ait enregistré au moins 91 irrégularités et crimes électoraux possibles dans 49 municipalités. Ce document compile les rapports de 70 % des observateurs électoraux, dont 14 % dans les zones rurales. Parmi les irrégularités mises en évidence, 34 % des rapports font état de pressions ou incitations possibles sur les électeurs, y compris des cas où « des personnes entrent dans l'isoloir avec les électeurs et marquent les bulletins pour les citoyens ». Les zones avec le plus d'incidents sont Bogotá, Barranquilla, Sincelejo et Popayán. Une autre partie représentant 35 % des rapports concerne la propagande politique près des bureaux de vote, concentrée à Bogotá, Medellín, Barrancabermeja et Soacha. La saison des pluies dans le pays a provoqué le déplacement de six bureaux de vote ce jour-là : cinq dans le Cauca, à Caldono, López de Micay et Corinto, et un dans l'Antioquia, à San Andrés de Cuerquia. Cela s'ajoute à 20 déplacements antérieurs vendredi et samedi dans le Córdoba et le Caquetá, affectant au moins 77 488 électeurs habilités, selon la MOE.